Mais quel est le prix du bonheur ?
Pour ne plus avoir peur
Explose mon coeur,
explose mon âme…
Pour enfin ne plus avoir peur !

Je vous laisse découvrir cette belle chanson de Lilian Renaud (vainqueur de la saison 2015 de The Voice) et découvrir combien il est facile de la recevoir en termes spirituels. Sans oublier une pensée amicale pour ce jeune chanteur qui a dû faire une pose médiatique, certainement surpris par les tourbillons du succès. Qu’il nous revienne, tranquille et serein, avec d’autres belles chansons.

« Pour ne Plus Avoir Peur » de Lilian Renaud est extrait de son premier album « Le Bruit de l’Aube » sortie le 13 novembre 2015.

Il faut des rires, il faut des pleurs
Faut des fleurs pour se souvenir
Qu’on a eu des jours meilleurs
On dit qu’après le pire, qu’après la peur
Il y a cette chance à saisir
Mais quel est le prix du bonheur?

Combien de rires, combien de larmes
Combien d’années de malheur
Faut-il pour que mon cœur s’enflamme?
Pour enfin ne plus avoir peur
Explose mon cœur, explose mon âme
Rester dans le noir tout seul
Pour enfin ne plus avoir peur

Mieux vaut en rire
Mieux vaut mon cœur
Faudra faire avec les sourires
Ceux qui masquent la douleur
On dit qu’après l’orage, le ciel se dégage
Qu’il faut savoir tourner les pages
Comme dit l’adage, il n’y a pas d’âge

Combien de rires, combien de larmes
Combien d’années de malheur
Faut-il pour que mon cœur s’enflamme?
Pour enfin ne plus avoir peur
Explose mon cœur, explose mon âme
Rester dans le noir des heures
Pour enfin ne plus avoir peur

J’ai peur du vide
J’ai peur d’avoir peur
J’ai peur des rires
Qui décomptent nos heures

Combien de rires, combien de larmes
Combien d’années de malheur
Faut-il pour que mon cœur s’enflamme?
Pour enfin ne plus avoir peur
Explose mon cœur, explose mon âme
Rester dans le noir des heures
Pour enfin ne plus avoir peur

Combien de rires, combien de larmes
Combien d’années de malheur
Faut-il pour que mon cœur s’enflamme?
Pour enfin ne plus avoir peur
Explose mon cœur, explose mon âme
Rester dans le noir tout seul
Pour enfin ne plus avoir peur

—-

Pour ne plus jamais avoir peur
Paroliers : Assane Attye / Davide Esposito
Paroles de Pour ne plus avoir peur © Peermusic Publishing, Peermusic France

Source photo: Charlie Keegan

LES TROIS RAISONS POUR LESQUELLES JE NE VOULAIS PAS ÊTRE GAY
par Jim Decke

(traduit de l’anglais)

« Pourquoi avez-vous renoncé à devenir hétéro? » Cette question m’a été posée récemment par un nouvel ami. Il m’avait vu donner mon témoignage à l’église sur le fait d’être chrétien et gay et il avait lu mon histoire sur Facebook. Je lui ai dit qu’être hétéro ne m’importait plus, que je me contentais de vivre seul comme un célibataire et que Dieu était content de moi. En quittant notre conversation, j’avais le sentiment de ne pas avoir vraiment répondu à sa question, ou à la mienne. Alors, j’ai beaucoup réfléchi depuis.

J’ai su que j’étais gay avant d’avoir 10 ans, mais l’impact total de ce que cela signifiait ne m’a pas atteint avant l’adolescence. J’étais gay ! J’ai tout fait pour changer. Je suis allé voir des conseillers, j’ai vu des psychologues, des psychiatres, des travailleurs sociaux et des pasteurs. J’ai passé 2 ans dans un programme de rééducation, j’ai rejoint un petit groupe d’ «ex-gays», j’ai lu des livres et des témoignages sur la façon d’être hétéro. Plus que tout autre chose, j’ai prié, prié, prié, prié, prié, prié …

Je savais que la Bible condamnait l’homosexualité, et avec ce peu de connaissances, j’en ai conclu que jétais en train d’aller en enfer. J’ai grandi dans une famille chrétienne, mais j’étais terrifié à l’idée de parler à quelqu’un de l’homosexualité, il n’y avait donc personne qui aurait pu laisser une lumière dans mon obscurité. Ma première raison de vouloir être hétéro, c’était d’éviter d’aller en enfer.

La deuxième raison pour laquelle je ne voulais pas être gay était d’éviter le rejet. Les seules choses que j’aie jamais entendues à propos des homosexuels, c’était des blagues grossières, du dégoût et des moqueries. Pour moi, il était clair que je ne pouvais pas être considéré comme un homme, et encore moins être digne d’amour ou d’acceptation, si j’étais gay. Je voulais avoir des amis et être conforme au modèle, et j’ai pensé que je ne serais pas considéré comme grossier et indésirable si j’étais hétéro. La peur et la honte étaient insupportables, et le besoin constant de cacher mes attractions gay était une tâche épuisante et impossible.

J’étais seul et j’avais peur à l’idée que je serais ainsi pour le reste de ma vie. Je voulais partager ma vie avec quelqu’un et je pensais que le fait d’être hétéro et d’épouser une femme était la seule façon de répondre à ce besoin et d’être heureux, et satisfait. Les simples faits de regarder un film tout seul, par exemple, ou d’aller faire mes courses seul à l’épicerie et, ça, pour le reste de ma vie, me semblaient tristes et déprimants. Je ne voulais pas vieillir seul. La troisième raison pour laquelle je ne voulais pas être gay, c’est pour que ma vie ne soit pas vide.

Je vais avoir 41 ans en avril et je ne ressens plus le besoin d’être hétéro. Je sais que Dieu ne me condamne pas pour avoir des attractions ou des tentations homosexuelles. La Bible n’appelle jamais péché l’une ou l’autre de ces choses, elle condamne seulement le comportement*. Loin d’être promis à l’enfer éternel, je suis pleinement aimé et accepté par Dieu et, un jour, j’espère entendre les paroles, « Très bien, serviteur bon et fidèle » (Mt 25,23) Je vais passer l’éternité avec Dieu!

Comme je me suis lentement ouvert à des amis sur mes attractions de même sexe, au lieu de rejet, j’ai trouvé l’amour, la compassion et l’amitié. Avec l’acceptation de Dieu et des amis proches, j’ai pu m’accepter. Je ne vis pas ma vie dans la peur ou la honte, mais comme un ami et comme l’égal aux autres.

Une vie remplis d’amis et de camaraderie n’est une garantie pour personne. Dieu ne fait aucune promesse sur ces choses. J’ai actuellement les meilleurs amis que je pourrais demander et plus de gens qui partagent ma vie que j’avais besoin. Ce n’est pas toujours ainsi, mais j’ai vu la fidélité de Dieu et je sais qu’il répondra toujours à mes besoins. Je refuse de craindre ou de m’inquiéter pour l’avenir quand Dieu dit que nous n’avons pas besoin de s’inquiéter. Déjà ça.

Jim Decke,
article publié le 24 mars 2014 sur www.atacrossroads.net

– – – –

(*) Précision : ce témoignage intervient dans une culture où l’on a pensé que l’homosexualité était condamnée par la Bible, ou bien qu’elle était une maladie, et où l’on pense maintenant que les gays ne sont pas condamnés par la Bible mais leurs actes sexuels, si, et donc qu’ils doivent rester continents.
Personnellement, je ne suis pas pour la débauche mais je ne se suis pas non plus pour cette continence-là. Il y a quelque chose d’inhumain à brimer une personne dans sa sexualité, dans sa capacité à donner et recevoir de la tendresse de manière sexuée. Aucun des arguments que j’entends ou lis n’arrive à briser cette conviction intime que Dieu, dans son projet d’épanouissement de tous les hommes et de tout homme, ne demande pas cela.
Et plus j’entends les arguments avancés, moins j’y vois la posture évangélique. Imaginant Jésus rencontrant les personnes gays, je ne peux pas douter un instant non seulement de sa compassion mais de sa geste de rétablissement dans la dignité pour toute personne rencontrée, tout paria, tout rejeté tout rabaissé socialement. Un être humain est un être humain, il a les mêmes droits et devoirs que les autres êtres humains. Non pas tant envers la loi ou la culture ambiante, d’ailleurs, qu’envers la vérité.

Z.

Source photo : One kiss (Un bacio), film de Ivan Cotroneo, 2016, avec Rimau Grillo Ritzberger, Leonardo Pazzagli, Valentina Romani.

Justin-nude

 

Une fois publié et posté l’article précédent, je passe à autre chose et n’y pense plus.
Et  voilà que je tombe sur l’annonce d’une retraite spirituelle, déjà passée, organisée par le Carrefour des chrétiens Inclusifs :

Retraite spirituelle 2016 : « J’ai pris peur car j’étais nu et je me suis caché » Gn 3,10

Dans le jardin de Dieu,
tu n’as pas à avoir peur.
Il te connaît, c’est Lui qui t’as créé.
il te connaît,
il connaît tes limites,
il connaît ta nudité.

Son émerveillement
devant ta beauté,
qui est la sienne,
à son image et selon sa ressemblance,
est tendresse infinie.

Ta cacher à ses yeux,
c’est te renier toi-même.
Si tu fais ça,
tu t’en vas loin,
tu te coupes de ton créateur,
tu perds son regard
plein d’amour.

Le Seigneur crée
toute oeuvre belle et bonne.

Je voudrais paraître devant lui
tel que je suis
sans rien cacher
et qu’il me reçoive
et m’enlace,
à jamais,
de son amour infini.

Z – 26 mai 2016

—-
N.B. L’accumulation de photos de Justin Bieber… un voeu que j’ai fait d’illustrer tout article avec des photos de Justin Bieber pendant un mois et que je dois maintenant honorer.

160523-Bieber

Est-il possible de marcher sans but?
A vrai dire, aujourd’hui,
tout objectif me paraît bien éphémère,
illusion ou fuite en avant,
pour ne pas regarder sa souffrance,
ne pas sentir le manque d’amour.

Dans mon cas,
pour fuir aussi le trop d’amour qui surgit
et qui ne trouve pas d’écho.

Alors des occupations,
tel objectif de réussite, de prestige ou de carrière,
tel objectif de construire une famille , de reproduire un modèle,
tel objectif de sauver, secourir, donner aux autres,
tellement d’objectifs possibles
auxquels on peut s’identifier.

Je sais et je sens
– est-ce la même chose ?-
au fond de moi,
que le but n’a pas ou plus d’importance.

Oui, je peux marcher sans but.
C’est absolument terrifiant,
car cela veut dire arrêter de fuir,
arrêter de faire semblant,
arrêter de m’occuper
la tête, le coeur, les mains,
pour enfin oser
marcher en présence.

C’est absolument terrifiant,
il va falloir que j’affronte ma peur du vide,
ma peur de ne pas être aimé,
ma peur d’être rejeté,
ma peur de n’être rien ni personne.

C’est absolument terrifiant,
mais je ne veux plus fuir,
ni rien, ni personne,
ni moi-même.

Je veux marcher
en conscience,
en présence.

Je veux être qui je suis.

Mon espérance
est que ce soit toi, Seigneur,
qui m’appelle
du fond de mon être
à te retrouver.

Tu ne peux pas m’aimer
– je ne peux pas laisser ton amour me guérir –
si je ne m’accepte pas
tel que tu m’as fait,
si je n’arrête pas, un jour,
de fuir après des objectifs illusoires,
par peur de ne pas exister,
par peur d’être seul,
immensément seul et inutile
à tout et à tous.

Si j’arrête de courir, et me disperser,
telle Marthe qui s’agite pour faire mille choses,
si j’arrête et me pose à tes pieds,
comme Marie,fragile, disponible, vulnérable,
soumise à la critique des autres,
seras-tu là, mon amour,
coeur de mon coeur,
être de mon être ?

Présence de ma présence.

Je crois que je peux marcher sans but
si je marche en ta Présence.

Je dois passer la peur
de ce grand vide qui m’effraie
parce que je crains d’y ressentir à nouveau
cette blessure de ne pas exister
pas aimé, pas accueilli, pas reconnu.

Et pourtant je suis là,
j’existe.
tu m’as donné la vie,
et, au fond de moi,
je sens mon être s’agiter,
il veut paraître,
il veut te louer,
il veut te rendre gloire
par le seul fait d’être.

Le vivant, voilà ta gloire.

Alors, aussi grande soit ma peur,
je lâcherai un à un mes oripeaux
et m’approcherai autant que je peux,
et je marcherai en ta Présence,
mon Seigneur et mon Dieu.
Ma vie.
Vie de ma vie.

« Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira« 

(Sophonie 3, 17)

« Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.« 

(Ps 114,9)

pas-peur

 Je n’ai pas peur des hommes, dans un homme, il y a toujours l’humain
et derrière l’humain, cherche bien, tu trouveras l’enfant…
cherche bien dans leur oeil, la trace d’innocence qui pétille et qui danse
Je n’ai plus peur du ciel, si j’y monte avec toi…
Je n’ai plus peur des gens, je suis tellement moi lorsque tu restes là
Si j’ai peur d’une chose,mon amour, c’est de te perdre un jour…

 

 

Daran – pas peur

Je n’ai pas peur des hommes.
Tu m’as dit dans un homme
il y a toujours l’humain,
et puis derrière l’humain,
cherche bien…

Tu trouveras l’enfant,
il y en a toujours un,
même chez les plus méchants,
même chez les plus mesquins.

Cherche bien dans leur oeil
la trace d’innocence,
qui pétille et qui danse,
cachée derrière l’orgueil, la fraîcheur,

la lumière qui les pousse
à ouvrir des fenêtres,
et à pousser les portes
vers le creux de leur être.

Si j’ai peur d’une chose, mon amour,
c’est de te perdre un jour
si j’ai peur de quelqu’un
je suppose que tu le connais bien.

Alors protège-moi de moi,
protège moi toujours,
enveloppe moi dans du papier bulle
et ne m’expédie pas.

Je n’ai plus peur des coups,
j’en reçois quelques uns;
d’autres en ont pris beaucoup,
ils encaissent très bien, et debout.

Je ne crains pas mes larmes,
dans tes yeux je les verse,
et je reprends mon coeur,
ce n’était qu’une averse

pas-peur-2

Je n’ai plus peur du ciel
si j’y monte avec toi,
Il me pousse des ailes
et le noeud de tes bras s’y emmêle.

Je n’ai plus peur des gens.
Ils sont beaucoup les gens,
mais je suis tellement moi
lorsque tu restes là

Si j’ai peur d’une chose, mon amour,
c’est de te perdre un jour
si j’ai peur de quelqu’un
je suppose que tu le connais bien.

Alors protège-moi de moi
protège moi toujours
enveloppe moi dans du papier bulle
et ne m’expédie pas.

et ne m’expédie pas,

et ne m’expédie pas…

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