Toi

 

Toi qui es au-dessus de nous,
toi qui es l’un de nous,
toi qui es aussi en nous,
fais que tout le monde te voie aussi en moi,
et que je te prépare le chemin.

Qu’alors je te remercie de tout ce qui m’arrive
Qu’alors je n’oublie pas la misère des autres

Garde-moi dans ton amour
comme tu veux que tous les autres
demeurent dans le mien
Que tout ce qui fait partie de mon être
serve à ta gloire
et que je ne désespère jamais.

Car je suis dans ta main,
et en toi sont toute force et toute bonté

Donne-moi un coeur pur afin que je te voie,
un esprit humble afin que je t’entende,
l’esprit d’amour afin que je te serve,
l’esprit de foi afin que je demeure en toi.

Toi que je ne connais pas,
mais à qui j’appartiens.

Toi.

Dag Hammarskjöld, secrétaire général ONU 1953
Prier, mars 1979

 

Sources : Prier.be et cristianosgay.com

 

 

contigo_a_14

CONTIGO AVEC TOI
¿Mi tierra?
Mi tierra eres tú.

¿Mi gente?
Mi gente eres tú.

El destierro y la muerte
para mi están adonde
no estés tú.

¿Y mi vida?
Dime, mi vida,
¿qué es, si no eres tú?
*
Luis Cernuda
***

Ma terre ?
Ma terre, c’est toi.

Mon peuple ?
Mon peuple, c’est toi.

L’exil et la mort,
pour moi c’est là où
tu n’es pas.

Et ma vie?
Dis-moi, ma vie,
qu’est-ce, si ce n’est pas toi ?
*
Luis Cernuda
***

Source : cristianosgays

pas-peur

 Je n’ai pas peur des hommes, dans un homme, il y a toujours l’humain
et derrière l’humain, cherche bien, tu trouveras l’enfant…
cherche bien dans leur oeil, la trace d’innocence qui pétille et qui danse
Je n’ai plus peur du ciel, si j’y monte avec toi…
Je n’ai plus peur des gens, je suis tellement moi lorsque tu restes là
Si j’ai peur d’une chose,mon amour, c’est de te perdre un jour…

 

 

Daran – pas peur

Je n’ai pas peur des hommes.
Tu m’as dit dans un homme
il y a toujours l’humain,
et puis derrière l’humain,
cherche bien…

Tu trouveras l’enfant,
il y en a toujours un,
même chez les plus méchants,
même chez les plus mesquins.

Cherche bien dans leur oeil
la trace d’innocence,
qui pétille et qui danse,
cachée derrière l’orgueil, la fraîcheur,

la lumière qui les pousse
à ouvrir des fenêtres,
et à pousser les portes
vers le creux de leur être.

Si j’ai peur d’une chose, mon amour,
c’est de te perdre un jour
si j’ai peur de quelqu’un
je suppose que tu le connais bien.

Alors protège-moi de moi,
protège moi toujours,
enveloppe moi dans du papier bulle
et ne m’expédie pas.

Je n’ai plus peur des coups,
j’en reçois quelques uns;
d’autres en ont pris beaucoup,
ils encaissent très bien, et debout.

Je ne crains pas mes larmes,
dans tes yeux je les verse,
et je reprends mon coeur,
ce n’était qu’une averse

pas-peur-2

Je n’ai plus peur du ciel
si j’y monte avec toi,
Il me pousse des ailes
et le noeud de tes bras s’y emmêle.

Je n’ai plus peur des gens.
Ils sont beaucoup les gens,
mais je suis tellement moi
lorsque tu restes là

Si j’ai peur d’une chose, mon amour,
c’est de te perdre un jour
si j’ai peur de quelqu’un
je suppose que tu le connais bien.

Alors protège-moi de moi
protège moi toujours
enveloppe moi dans du papier bulle
et ne m’expédie pas.

et ne m’expédie pas,

et ne m’expédie pas…

pas-peur3

Main-dans-tes-cheveux

Ce que nous sommes les uns aux autres
(La main dans les cheveux)

Nous étions côte à côte.

Tu me parlais de ta vie,
tes peurs, tes rêves,
tes difficultés,
de ce sentiment d’enfermement
qui t’oppresse,
de tes désirs d’avenir,
de vivre.

Je t’écoutais.

A un moment, sans y penser,
j’ai passé ma main dans tes cheveux,
et l’ai laissée caressant l’arrière de ta tête.
Machinalement.

Toi, tu parlais, tu parlais.
Je t’écoutais,
totalement absorbé parce que tu confiais.

Tu as continué ainsi un certain temps.

Tout à coup,
tu t’es relâché,
laissant aller ta tête en arrière
et, les yeux fermés,
dans un soupir, tu as murmuré :
« Ca fait du bien ! »

Alors seulement,
j’ai pris conscience de la situation.
Nous deux,
toi, moi,
et ce geste :
ma main caressant ta tête.

Nous sommes restés ainsi
quelques instants en silence,
tu savourais ce moment, enfin détendu.

Que sommes-nous l’un à l’autre ?
Je l’ai fait sans y penser, sans calcul,
sans m’en rendre compte à vrai dire,
et c’était le geste approprié.

Que sommes-nous l’un à l’autre ?
Cette capacité à faire du bien
qui est là et se transmet
sans qu’on sache ni pourquoi ni comment.

Je m’étonne et m’émerveille
de ce qui se produit par moi,
cette sorte de prescience
qui agit à propos sans rien demander.

Quelque chose ou Quelqu’un,
ou quelque part,
en moi,
savait ce qui convenait et l’a fait
sans que cela vienne à ma conscience.

Si j’avais su, ou pensé,
les normes sociales et l’éducation m’auraient retenu.

Oui,
nous humains,
que sommes-nous l’un à l’autre ?
Quel est ce mystère qui fait
que, lorsqu’on y est disponible ou disposé,
la rencontre se fait de manière
communielle ?

Instant de grâce.

Zabulon – 22/11/2014

Regard

Qu’y-a-t-il dans le regard de l’homme ?

Cette profondeur,
Cette étincelle parfois,
Qui permet de contempler sa beauté.

Sa beauté,…ma beauté,
Comme une promesse.

La plupart du temps,
Les yeux sont comme éteints, inexpressifs,
Et c’est le reste du visage qui s’exprime.

Passions du moment,
Emotions qui passent,
Peurs et ardeurs,
Crispations et fixations.

Et pourtant…
Au fond des yeux, il y a encore cette lueur.
Elle est d’ailleurs et elle est d’ici.
Elle est toi, comme dormante à toi-même,
Et elle me réveille, moi.

Et pourtant, je voudrais te la rendre, mon ami
Car elle est toi, elle vient de toi
Elle est part de toi indestructible.

Quel est donc ce mystère,
Par lequel tu me révèles à moi-même
Sans t’en apercevoir ?

Tu réveilles le feu en moi
Le nourrit, l’embrase,
Pour toi et les autres êtres,
Et ne t’en aperçois point,
Ou n’en es pas touché.

Quel est donc ce mystère ?
Pourquoi, comment, suis-je touché
Par cette beauté qui me réveille
Et qui n’est pas de moi ?

Voilà la suite du mystère :
Je suis incapable de produire en toi
La beauté que tu produis en moi.

Pourquoi, pourquoi ?
Je voudrais tellement que tu connaisses,
Toi aussi, cette promesse d’éternité.

Pas le moment,
Ou seulement pour moi,
Ou… quoi ?
Il faut accepter de ne pas savoir parfois.

Dans ton regard,
Au-delà, tout au fond,
Très loin, en toi,
Cette promesse d’éternité.

Zabulon– 10/11/2014