Justin Bieber – Lonely / Seul

Encore une fois, ce garçon a des accents qui me bouleversent. Est-ce le contenu de sa chanson ? Est-ce la sincérité avec laquelle il l’exprime ? Est-ce qu’il y a dans le monde des vibrations et des ondes, une liaison secrète qui nous rend connectés et qui me fait ressentir comme physiquement chaque note et parole de cette chanson interprétée par lui ?

Un peu de tout ça sûrement, c’est tellement mystérieux.

Mais voilà. « So lonely », Si seul… Et mes digues intérieures qui lâchent. Il vient me rejoindre dans un quelque part en moi que je ne veux pas voir, que je fuis de toutes mes forces. Cet endroit où je suis si seul, si seul, sans recours possible à aucun artifice. Seul et, je dois bien l’avouer, si désespéré que c’est pour ça que je fuis de toutes mes forces cet endroit où sa chanson me ramène. Seul avec moi-même, seul à être capable de m’aimer ou bien c’est le néant. Le salut ne viendra pas de l’extérieur, de toutes les convenances sociales auxquelles on se résout pour être accepté des autres – mais être accepté ou toléré, ce n’est pas encore de l’amour. Cet endroit où, je suis seul avec moi… Et qu’est-ce que je vais faire de moi ? Ai-je assez d’assurance, de confiance, d’estime de moi pour m’avancer sans crainte de qui je suis et des conséquences que cela pourrait avoir ?

Cette question je ne suis bien sûr pas seul à me la poser. Combien de personnes ai-je entendues, notamment des jeunes gens, qui sont confrontées à ce doute existentiel salutaire.

Pourquoi salutaire ? Parce que aussi douloureux qu’il soit, il est signe qu’enfin un peu d’authenticité vient à émerger et va devenir peu à peu un flot de vie. Sans cette prise de conscience, pas de chemin possible, ce serait encore et toujours le jeu des masques et des rôles pour se conformer à qui je crois qu’on veut que je sois. Et, à jouer ce jeu, au fond, jamais je ne serai satisfait, jamais heureux, tant il est vrai qu’on ne peut pas habiter ailleurs que dans sa maison intérieure, celle qui est faite pour soi, là où est notre source intérieure, cette source divine si belle, si ténue, si secrète, si cachée. Cachée à moi-même.

Si seul ? Oh oui si seul, et si douloureux que ce soit. Seul dans ce vide abyssal ou pour certains, comme enfermé dans une prison étanche, qui fait se demander comment on pourrait bien entrer en relation avec qui que ce soit en vérité. Il me semble que cette douleur – qui pourrait se muer en désespoir si on n’y prend garde – est le premier acte, ou signe, nécessaire du retour à soi. Signe d’un détachement de l’extérieur, signe d’un retour vers soi encore fragile, vertigineux, inquiétant, car comme un saut dans l’inconnu. Les repères anciens ne marchent plus, les nouveaux ne sont pas encore apparents…

Je ne peux pas être aimé d’autrui, sentir et bénéficier de cet amour, si je ne m’aime pas moi-même. Voilà pourquoi le retour à la maison est nécessaire.

Si seul dans ce lieu où je suis appelé à être moi-même, à laisser se déployer l’être que je suis. Si seul. Personne pour m’aider et, bien souvent, je ne sais même pas comment faire. Qui suis-je ? A qui confier qui je suis quand je ne le sais pas moi-même ? So Lonely…

Sans compter cette part obscure de moi-même, celle que je n’accepte pas, dont j’ai honte ou me sens coupable. Cette part unique qui est moi et dont la vie en société, c’est-à-dire les relations fraternelles faussées – m’ont amené à croire qu’elle était inacceptable parce que trop différente de ce qu’on attendait de moi. En en premier lieu, toutes ces différences qui ont trait à mon identité profonde, à ma manière d’entrer en relation avec les autres et le monde, mes préférences innées, mon orientation sexuelle, parfois le sentiment d’être différent de l’apparence extérieure que je donne jusque dans mon corps. Oh, ce sentiment de solitude, qui pourra le comprendre ? Comment entrer en relation vraie avec autrui quand on n’est pas encore vrai avec soi-même ? Seuls ceux qui ont déjà parcouru un bout de ce chemin peuvent le comprendre…

* * *

Bien sûr, Justin Bieber parle d’une autre solitude, celle de l’artiste incompris, privé d’adolescence par les tourbillons du succès et de la vie facile grâce à la fortune accumulée. Elle lui est particulière comme toute vie, toute existence, est particulière. Restent ces accents de vérité quand il chante son isolement à ne pas être vraiment compris, à ne pas être aimé pour qui il est vraiment, et au fond, à être qui il est.

Justin Bieber – Lonely / Seul


Everybody knows my name now
But something ’bout it still feels strange
Like looking in the mirror
Trying steady yourself and seeing somebody else

And everything is not the same now
It feels like all our lives have changed
Maybe when I’m older, it’ll all calm down
But it’s killing me now

What if you had it all but nobody to call?
Maybe then you’d know me
‘Cause I’ve had everything
But no one’s listening
And that’s just fucking lonely

I’m so lo-o-o-onely
Lo-o-o-onely

Everybody knows my past now
Like my house was always made of glass
And maybe that’s the price you pay
For the money and fame at an early age

And everybody saw me sick
And it felt like no one gave a shit
They criticized the things I did
As an idiot kid

What if you had it all but nobody to call?
Maybe then you’d know me
‘Cause I’ve had everything
But no one’s listening
And that’s just fucking lonely

I’m so lo-o-o-onely
Lo-o-o-onely

I’m so lo-o-o-onely
Lo-o-o-onely

 

Tout le monde connaît mon nom maintenant
Mais ça me fait toujours un peu bizarre
Comme si, en me regardant dans le miroir
J’essayais de me tenir droit et que je voyais quelqu’un d’autre

Et rien n’est pareil à présent
On dirait que toutes nos vies ont été bouleversées
Peut-être que plus tard, tout se calmera
Mais, pour l’instant, ça me tue

Et si tu avais tout mais personne à appeler
Alors, peut-être que tu me connaîtrais
Parce que j’ai tout eu
Mais personne ne m’écoute
C’est justement ça, cette p** de solitude

Je suis tellement se-e-e-eul
Se-e-e-eul

Tout le monde connaît mon passé désormais
Comme si ma maison avait toujours été faite de verre
Et peut-être c’est le prix à payer
Pour connaître l’argent et la gloire très jeune

Et tout le monde m’a vu malade
Et c’est comme si personne n’en avait rien à faire
Ils ont critiqué les choses que j’ai faites
comme celles d’un gamin stupide

Et si tu avais tout mais personne à appeler
Alors, peut-être que tu me connaîtrais
Parce que j’ai tout eu
Mais personne ne m’écoute
C’est justement ça, cette p** de solitude

Je suis tellement se-e-e-eul
Se-e-e-eul
Je suis tellement se-e-e-eul
Se-e-e-eul

laisse-moi-t-aimer

Let me love you by Justin Bieber

Le dernier titre de Justin Bieber… Je n’y peux rien, je suis fan*. Ce gars, il a la musique dans la peau, sa musique se transforme en émotions et j’y suis hyper-réceptif. En plus, le message comme la musique s’accordent bien… Mmmm, ( soupir) comme j’aimerais pouvoir dire cela à quelqu’un qui serait prêt à le recevoir. 🙂 Oui je l’aime bien, Justin Bieber.

Laisse-moi t’aimer
N’abandonne pas, non, non, non
Je n’abandonnerai pas, non, non, non
Laisse-moi t’aimer


Let me love you

I used to believe
We were burnin’ on the edge of somethin’ beautiful
Somethin’ beautiful
Sellin’ a dream
Smoke and mirrors keep us waitin’ on a miracle
On a miracle

Say, go through the darkest of days
Heaven’s a heartbreak away
Never let you go, never let me down
Oh, it’s been a hell of a ride
Driving the edge of a knife
Never let you go, never let me down

Don’t you give up, nah-nah-nah
I won’t give up, nah-nah-nah
Let me love you
Let me love you
Don’t you give up, nah-nah-nah
I won’t give up, nah-nah-nah
Let me love you
Let me love you
Oh baby, baby

Don’t fall asleep
At the wheel, we’ve got a million miles ahead of us
Miles ahead of us
All that we need
Is a rude awakening to know we’re good enough
Know we’re good enough

Say go through the darkest of days
Heaven’s a heartbreak away
(Never let you go, never let me down)
Oh it’s been a hell of a ride
Driving the edge of a knife
Never let you go, never let me down

Don’t you give up, nah-nah-nah
I won’t give up, nah-nah-nah
Let me love you
Let me love you
Don’t you give up, nah-nah-nah
I won’t give up, nah-nah-nah
Let me love you
Let me love you
Oh baby, baby

 

Laisse-moi t’aimer

Je croyais
Que nous brûlions sur le bord de quelque chose de beau
Quelque chose de beau
vendant du rêve
Avec la fumée et les miroirs pour nous entretenir dans la croyance d’un tel miracle
Un tel miracle

Dis au revoir à tes jours les plus sombres
Paradis d’un chagrin lointain
Ne jamais te laisser partir, ne me laisse pas tomber
Oh ça a été un enfer sans fin
Sur le fil du rasoir
Ne jamais te laisser partir, ne me laisse pas tomber

N’abandonne pas, non, non, non
Je n’abandonnerai pas, non, non, non
Laisse-moi t’aimer
Laisse-moi t’aimer
N’abandonne pas, non, non, non
Je n’abandonnerai pas, non, non, non
Laisse-moi t’aimer
Laisse-moi t’aimer
Oh bébé, bébé…

Ne t’endors pas
Au volant, nous avons un million de kilomètres devant nous
Kilomètres devant nous
Tout ce dont nous avons besoin
c’est d’un réveil brutal pour savoir qu’on en vaut la peine
Savoir qu’on en vaut la peine
Dis au revoir à tes jours les plus sombres
Paradis d’un chagrin lointain
(Ne jamais te laisser partir, ne me laisse pas tomber)
Oh ça a été un enfer sans fin
Sur le fil du rasoir
Ne jamais te laisser partir, ne me laisse pas tomber

N’abandonne pas, non, non, non
Je n’abandonnerai pas, non, non, non
Laisse-moi t’aimer
Laisse-moi t’aimer
N’abandonne pas, non, non, non
Je n’abandonnerai pas, non, non, non
Laisse-moi t’aimer
Laisse-moi t’aimer
Oh bébé, bébé…

(*) : mais pas que de Justin…Bientôt d’autres publications musicales…dont je suis devenu fan aussi 🙂

Source photo : Prayers for Bobby

Bieber-as-long-as-you-love-me

Une des plus belles chansons d’amour que je connaisse…

Tant que tu m’aimes
que peut-il m’arriver ?

Et si cela devait s’arrêter, que deviendrais-je?

Quelle étrange impression
de savoir intimement
que nous sommes faits pour un amour éternel
et expérimenter en même temps
qu’il n’est pas dans les limites humaines.

Tout amour,
s’il est beau et libre,
s’il affranchit et fait grandir,
vient d’ailleurs
et y retourne.

Surtout
ne pas se l’accaparer,
seul moyen de le faire perdurer
et d’en jouir dans la paix
et la confiance.

Beauté que l’amour !

Beauté que ce coeur qui chante
la beauté qui l’a touché.

Z- 9/6/2016

 

Justin Bieber : As long as you love me


Tant que tu m’aimes
Tant que tu m’aimes
Tant que tu m’aimes

Nous sommes sous pression
Sept milliards de personnes
dans le monde essayent
de s’intégrer
Garde le cap
Un sourire sur ton visage,
même si ton coeur est maussade
Mais bon maintenant,
tu sais chérie,
Nous savons tous les deux
que c’est un monde cruel

Mais je vais prendre mes chances
Tant que tu m’aimes
Nous pourrions mourir de faim
Nous pourrions être sans-abri
Nous pourrions être fauchés
Tant que tu m’aimes
Je serai ta platine
Je serai ton argent
Je serai ton or

Tant que tu m’ai-ai-ai-ai-ai-ai-aimes
Tant que tu m’ai-ai-ai-ai-ai-ai-aimes

Je serai ton soldat,
Combattant chaque seconde de la journée pour tes rêves,
Je serai ton sauveur*
Tu peux être ma Destiny’s Child** sur la scène, chérie

Donc ne stresse pas (ne stresse pas),
et ne pleure pas (ne pleure pas)
Oh nous n’avons pas besoin d’ailes
pour voler

Prends juste Ma main
Tant que tu m’aimes
Nous pourrions mourir de faim
Nous pourrions être sans-abri
Nous pourrions être fauchés

Tant que tu m’aimes
Je serai ton platine
Je serai ton argent
Je serai ton or

Tant que tu m’ai-ai-ai-ai-ai-ai-aimes
Tant que tu m’ai-ai-ai-ai-ai-ai-aimes

Je ne sais pas si ça a du sens mais
Tu es mon hallelujah
Donne-moi une heure et un lieu,
je te donnerai un rendez-vous
Je vais voler jusqu’à toi,
je t’y rencontrerai
Tu sais que je t’es à moi
Nous, la confiance,
Des choses que je ne peux épeler sans toi

Maintenant nous sommes au sommet du monde
Parce que c’est juste comme ça…
(comme ça…)
Tu disais
“le ciel est la limite”
Et maintenant le ciel
est notre point de vue
(notre vue!)
Maintenant nous sortons comme… Woah !
(oh mon Dieu !)
Les caméras sont pointées vers toi,
demande-moi quel est le meilleur profil
Je reculerai et pointerai vers toi, toi, toi
Toi, toi avec avec qui je me dispute
Je me sens comme si j’avais besoin
d’une nouvelle fille avec qui me prendre la tête
Mais l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs
Elle est verte là où tu l’arroses
Donc je sais, nous avons des problèmes bébé,
c’est vrai, c’est vrai, c’est vrai
Mais je préfère travailler sur ça avec toi
Que d’avancer et de commencer avec quelqu’un d’autre

Tant que tu m’aimes
Nous pourrions mourir de faim
Nous pourrions être sans-abri
Nous pourrions être fauchés
Tant que tu m’aimes
Je serai ton platine
Je serai ton argent
Je serai ton or

Tant que tu m’ai,ai,ai,ai,ai,ai,aimes
Tant que tu m’ai,ai,ai,ai,ai,ai,aimes
Tant que tu m’ai,ai,ai,ai,ai,ai,aimes
Tant que tu m’ai,ai,ai,ai,ai,ai,aimes
Tant que tu m’ai,ai,ai,ai,ai,ai,aimes

Tant que tu m’ai,ai,ai,ai,ai,ai,aimes
(C’est tout ce que je veux)
Tant que tu m’ai,ai,ai,ai,ai,ai,aimes
(Ne t’en va pas)
Tant que tu m’ai,ai,ai,ai,ai,ai,aimes

 

As long as you love me
As long as you love me
As long as you love me

We’re under pressure,
Seven billion people
in the world
trying to fit in
Keep it together,
Smile on your face even though
your heart is frowning (frowning)
But hey now (hey now),
you know, girl (know girl),
We both know it’s a cruel world

But I will take my chances
As long as you love me
We could be starving, we could be homeless,
we could be broke
As long as you love me
I’ll be your platinum,
I’ll be your silver,
I’ll be your gold

As long as you lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-love me (love me)
As long as you lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-love me (love me)

I’ll be your soldier,
Fighting every second of the day for your dreams, girl
I’ll be your Hova*
You could be my Destiny’s Child** on the scene girl
So don’t stress (don’t stress), don’t cry (don’t cry), we
don’t need no wings to fly

Just take my hand
As long as you love me
We could be starving, we could be homeless, we could be
broke

As long as you love me
I’ll be your platinum, I’ll be your silver, I’ll be your
gold

As long as you lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-love me (love me)
As long as you lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-love me (love me)

Yo, B-I-G
I don’t know if this makes sense, but you’re my hallelujah
Give me a time and place, and I’ll rendezvous it, I’ll fly
you to it,
I’ll beat you there
Girl you know I got you
Us, trust…
A couple of things I can’t spell without ‘U’

Now we are on top of the world,
’cause that’s just how we do
(do it)
Used to tell me,
“Sky’s the limit”,
now the sky’s our point of view
(view)
Man now we stepping out like,
“Whoa” (Oh God)
Cameras point at you,
Ask me what’s best side
I stand back and point at you
You, you the one that I argue with, I feel like I need a new
girl to be bothered with,
But the grass ain’t always greener on the other side,
It’s green where you water it
So I know we got issues baby true, true, true,
But I’d rather work on this with you
Than to go ahead and start with someone new

As long as you love me
As long as you love me (love me yeah yeah yeah)
We could be starving, we could be homeless, we could be
broke
As long as you love me
I’ll be your platinum (platinum), I’ll be your silver, I’ll
be your gold
As long as you
lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-love me
As long as you
lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-love me
As long as you
lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-love me (I’ll
be your silver, I’ll be your gold)
As long as you lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-lo-love
As long as you love, love, love, love me
As long as you love me (that’s all I want baby)
As long as you love, love, love, love me
As long as you love, love, love, love me (please don’t go)
As long as you love me
As long as you love me

*Hova: contraction de Jéhovah – Dieu – Justin Bieber fait allusion au parcours de Jay-Z & Beyoncé (“Destiny ‘s Child sur la scène”) Hova est le surnom que Jay-Z s’était donné et qui est un dérivé de Jehovah, Jay-Z est surnommé le ‘dieu’ et ‘sauveur’ du rap.
** ancien groupe de Beyoncé, petie-amie de Jay-Z

Source paroles et traduction : www.paroles-musique.com et www.lacoccinelle.net

Justin-Bieber-Heart-justin-bieber-

C’est peut-être absolument déplacé ou  impertinent,
mais je n’ai aucun problème à entendre une chanson à plusieurs niveaux
et sublimer les paroles telles que je les ressens.

Qui que tu sois, toi qui m’aimes vraiment,
ami, amoureux, Seigneur,
Oui,
aime-moi comme tu le fais si bien.
J’ai besoin de cet amour,
Il me construit, il me fait vivre.

Sans lui, je ne suis rien.
Il est le soleil, l’air, la pluie, le vent
qui me permettent de sortir de terre
et d’oser apporter mon parfum à ce monde.

Aime-moi,
Juste ça.
Aime-moi comme tu le fais si bien.

Ne te dérobe pas,
je ne te prendrai rien.

Tu as tellement d’amour disponible
que tu peux répandre autour de toi,
et moi, j’en manque tant,
pour continuer
à m’éveiller.

Toi qui prétends m’aimer,
aime-moi bien,
aime-moi vraiment.

Love-me like you do.
Aime-moi comme tu fais,
aime-moi comme tu sais,
aime-moi comme tu m’aimes.

Love-me like you do.

Z- 7/6/2016

 

Justin Bieber : Love-me like you do


Aime-moi comme tu fais
Aime-moi comme tu fais
Comme tu fais
Serre-moi fort et ne me lâche pas

Que puis-je faire
Lorsque tu m’aimes comme tu fais ?
Comme tu le fais,
Serre-moi fort et ne me lâche pas

Bébé, bébé, bébé
Apprends-moi, apprends-moi, apprends-moi
Montre-moi, montre-moi, montre-moi
Le chemin vers ton coeur

Oh mon bébé, bébé
Je t’en supplie chérie, chérie
Mets-moi au centre (de l’univers)
C’est là que je m’envole

Uh, oh
J’aime comment tes yeux
complètent tes cheveux
Comment ce jean va
me faire te fixer du regard
Promis ! Je serai là pour toujours,
je le jure
Nos corps se touchent pendant que tu…

M’aimes comme tu fais,
M’aimes comme tu fais,
comme tu fais
Serre-moi fort et ne me lâche pas

Que puis-je faire
Lorsque tu m’aimes comme tu fais ?
Comme tu fais,
serre-moi fort et ne me lâche pas

Bébé, bébé, bébé,
Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi,
laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi,
Etre tout ce que tu désires

Mon doux bébé, bébé
Je t’en supplie chérie chérie,
Emmène-moi au sommet maintenant
Et je t’emmènerai plus haut, oh oh

J’aime comment tes yeux
complètent tes cheveux
Comment ce jean va
me faire te fixer du regard
Promis ! Je serai là pour toujours,
je le jure
J’embrasse ton cou pendant que tu…

M’aimes comme tu fais
M’aimes comme tu fais,
Comme tu fais
Serre-moi fort et ne me lâche pas

Que puis-je faire
Lorsque tu m’aimes comme tu fais ?
Comme tu fais,
Serre-moi fort et ne me lâche pas

D’accord, ok
Juste là, comme ça
Parce que quand tu m’aimes, je peux le ressentir
Quand ton cœur bat, je peux l’écouter

Sois tranquille, ne dis rien
Ne dit pas non, chérie, car je suis tout à toi
Aime-moi comme tu fais mais laisse-moi parler le premier
Ecoute ces mots, juste là

Aime-moi comme tu fais,
aime-moi comme si c’était nouveau
Aime-moi comme tu m’aimes
Comme s’il n’y avait plus rien a perdre
Nous monterons dans un van, si tu veux voyager
Nous sauterons dans un lit, si tu veux dormir un peu
Chaussures Louis Vuitton, regarde-moi, fais-le
J’ai beaucoup de secrets, bébé,
peux-tu deviner les indices?
Et si tu avais le choix,
Je sais ce que tu choisirais,
Tu me choisirais moi, n’est-ce pas?

Aime-moi comme m’aimes
Aime-moi comme tu m’aimes,
comme tu m’aimes
Aime-moi fort et ne me lâche pas

Que puis-je faire
Lorsque tu m’aimes comme tu fais ?
Comme tu fais,
Aime-moi fort et ne me lâche pas

Que puis-je faire, faire, faire?
Aime-moi comme tu fais, tu fais,
comme tu fais
Aime-moi fort et ne me lâche pas

Que puis-je faire
Lorsque tu m’aimes comme tu le fais
Comme tu le fais,
aime-moi fort et ne me lâche pas,

Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, ouais

Oui, aime-moi comme tu le fais, fais, fais, fais, fais
Hmn, aime-moi comme tu le fais, fais, fais…
Yeah, yeah

 

Love me like you do
Love me like you do
Like you do
Hold me tight and don’t let go

What am I to do
When you love me like you do?
Like you do
Hold me tight and don’t let go

Baby, baby, baby
Teach me, teach me, teach me
Show me, show me, show me
The way to your heart

 

Oh, my baby, baby
I’m begging, lady, lady
Put me in the middle
That’s right where I’ma start

Uh, oh
I like how your eyes
complementing your hair
The way that them jeans fit
is making me stare
Promise, I’ll be here forever,
I swear
(Our bodies touching while you)

Love me like you do
Love me like you do
Like you do
Hold me tight and don’t let go

What am I to do
When you love me like you do?
Like you do
Hold me tight and don’t let go

Baby, baby, baby
Let me, let me, let me
Let me, let me, let me,
Be all you desire

Pretty baby, baby
I’m begging lady, lady
Take me to the top now
And I’ll take you higher

I like how your eyes
complementing your hair
The way that them jeans fit
is making me stare
Promise, I’ll be here forever,
I swear
(Kissing on your neck while you)

Love me like you do
Love me like you do
Like you do
Hold me tight and don’t let go

What am I to do
When you love me like you do?
Like you do
Hold me tight and don’t let go

Alright, ok
Right there, that way
‘Cause when you love me, I can feel it
When your heart beats, I can hear it

Be glad, don’t say a word
Don’t say no, girl, I’m all yours
Love me like you do but let me go first
Listen to these words right here

 
 

Love me like you do, love me like it’s new
Love me like you love me, like there’s nothing left to lose
We’ll hop up in a benz, if you’re tryna cruise
Hop up in the bed, baby, if you’re tryna snooze
Louis V. shoes, look at me, do it
Got a lot of secrets, baby, can you guess clues?
And if you had a choice I know what you’d choose
(You’d choose me, right?)

 
 

Love me like you do
Love me like you do
Like you do
Love me tight and don’t let go

What am I to do
When you love me like you do?
Like you do
Love me tight and don’t let go

What am I to do do do?
Love me like you do, you do
Like you do
Love me tight and don’t let go

What am I to do
When you love me like you do?
Like you do
Love me tight and don’t let go

No no no no, no no no no no no no no no no, yeah.

Love me like you do, do, do, do, do
Love me like you do, do, do, do, do, do, do…
Yeah, yeah…

bieber-in-bed

Je n’ai jamais aimé le terme “homosexuel”. Il a servi, pour moi, de repoussoir et a contribué à ce que je ne puisse accepter qui j’étais puisque longtemps il a été le seul mot qui me semblait disponible pour décrire qui j’étais. Mais c’était si réducteur : définir une personne par la sexualité. L’exercice de sa sexualité?

Je ne pouvais pas me reconnaître dans ce mot.

Mon expérience, ce n’est pas d’abord celle d’une attirance ou d’une préférence sexuelle. C’est celle d’une extrême sensibilité à quelque chose de l’ordre de la beauté chez autrui, et le constat que c’est principalement envers des personnes du même sexe que cela fonctionne pour moi.

Cela n’a pas vraiment à voir avec la beauté physique. Je ne dis pas que je suis insensible à la beauté d’un bel homme, mais outre que cela est très subjectif, ce n’est pas ce qui éveille ma sensibilité. Ce serait plutôt de l’ordre de la beauté intérieure, en tout cas de la beauté ressentie à l’intérieur de moi en écho à telle rencontre qui me la fait percevoir en l’autre. beauté intérieure et fragilité aussi. Et me voici en émoi. je sens comme un infini, comme une invitation. Invitation à quoi? Je ne sais pas. A vivre, à grandir, à se parler, à se rencontrer, même si nous n’avons rien à nous dire, rien à vivre vraiment concrètement.

Bref, une sensibilité à des choses cachées, non perceptibles au commun des mortels. Comme je me suis senti seul à ressentir de telles choses et à ne pas savoir comment les exprimer ni à qui. Je voyais bien que j’étais différent. Les quelques amis à qui je tentais de m’en ouvrir me regardaient bizarrement et me blessaient parfois quand ils coupaient court brutalement par des mots tels que “oh, je suis pas pd, moi!”. Suggérant quelque chose qui n’était même pas venu à mon esprit mais qui,soudain,  me remplissait de confusion intérieure.

Pd? Homosexuel? Que de grands mots, reçus confusément comme insultants, comme très connotés de désir sexuel, alors que je n’avais que le mot amitié à la bouche.

Ce pourquoi lorsque j’ai découvert le mot homosensible, je l’ai tout de suite adopté. Oui, je peux admettre que je suis attiré par les hommes, au sens où quelque chose en moi est sensible à la beauté intérieure de tel ou tel, au point de m’en émouvoir et d’imaginer une communion ou je ne sais quoi d’autre qui n’a pas d’intérêt ici. Avec le constat que c’est majoritairement avec des hommes que cela se produit.

J’avais donc à admettre cela, comme une différence sensible que je reconnaissais comme belle mais qu’il m’était impossible d’admettre au grand jour. Ni homosexuel, ni hétérosexuel. Différent : homosensible… et ne sachant pas quoi faire de cela, comment le comprendre, l’interpréter. Peut-être par défaut de maturité de ma part, la littérature que je trouvais sur le sujet ne me satisfaisait pas. On n’y parlait pas vraiment de moi, je ne m’y reconnaissais pas. Et le côté militant, dans un sens ou dans un autre m’agaçait terriblement, que ce soit pour brandir la fierté d’être gay ou que ce soit pour afficher une continence par amour du Seigneur. Ces deux voies étaient et demeurent en grande partie du “chinois” pour moi.

En fait, même si j’étais disposé à reconnaître que mes émois d’amitié, l’éveil de la beauté et de toute sensibilité créatrice étaient provoquées par des hommes à travers le croisement d’un regard, une attitude, un mot, une rencontre fortuite, cela ne se transformait pas forcément en désir sexuel et celui-là n’était en tout cas pas premier. Peut-être cette sensibilité était sexuée au sens où elle était touchée par la beauté intérieure quasi-exclusivement d’hommes, mais je ne pouvais pas faire le lien avec une préférence sexuelle. Sublimation peut-être.

Bref, homosensible oui, homosexuel non.

Et puis, récemment je suis tombé sur le site de la fraternité Aelred et le le blog de jonathan. Vraiment par hasard. Je recherchais une citation de Aelred de Rievaulx et suis tombé sur le site de la fraternité Aelred. J’ai lu rapidement. Intéressant, mais, de prime abord, cela m’a paru être une approche un peu en position haute et suggérant que l’amour d’amitié, chaste et continent, est la voie pour les homosexuels chrétiens. Je suis loin de partager cette opinion pour la raison simple que je ne crois pas que la sexualité n’a pour fin que la procréation. Pour moi, elle est aussi acte de tendresse qui réveille et révèle l’autre à lui-même, et cela même est création, co-création. Certainement, à certains il est donné de vivre une continence joyeuse, mais ce n’est pas la vocation de tous ; et pourquoi donc cela devrait être la vocation de tous les homosexuels?

Bon, passons, ce n’est pas le sujet du jour. C’est juste pour expliquer le contexte. De fil en aiguille, me voilà donc sur le blog de jonathan qui, bien que lié à la fraternité Aelred, présente une approche beaucoup plus humaine et sensible. L’auteur l’assume et l’explique d’ailleurs très bien.

Je commence donc à lire les témoignages proposés. Je n’ai pas eu besoin d’aller très loin. Même si mon histoire est différente, je me reconnais immédiatement dans le récit qui est fait, dès la première page, d’une personne sensible, sujette à des grands émois et cherchant de grandes amitiés. Je suis stupéfait. On parle de moi. Par exemple :

Je n’ai jamais « flashé » sur un garçon en raison de sa beauté corporelle. Je n’avais pas, à propos de celle-ci, ni type ni canon a priori. Je ne me suis donc jamais retourné dans la rue sur un bel homme. En revanche un regard croisé par hasard pouvait me faire chavirer le cœur. Ce n’était pas la beauté d’un corps, ni même la beauté de ses yeux qui me touchait, mais ce que le regard exprimait du plus secret de la personne. C’était soudain comme si je devinais ce qu’elle avait d’unique et cela m’attirait irrésistiblement et soulevait en moi le besoin impérieux de la rejoindre pour la connaître et, si possible, de l’aimer. Qu’y avait-il dans ces regards pour exercer sur moi une attraction si impérieuse ? J’y percevais toujours comme une mystérieuse blessure laissant entrevoir une enfance inachevée, parfois meurtrie. A chaque fois je plongeais corps et biens dans la béance d’un tel regard. Souvent la voix se joignait à lui. C’était toujours la voix de quelqu’un qui parlait doucement, posément, comme un enfant sage qui murmure son secret à un ami. Ces rencontres étaient aussi précieuses que rares et elles me bouleversaient si profondément que je restais à chaque fois interdit et paralysé devant celui qui m’attirait consciemment ou inconsciemment et qui peut-être même m’attendait.”

Puis l’auteur parle d’une amitié très pure en fait, de gestes venus naturellement d’une grande beauté et d’un grand respect. Même si ce n’est pas mon histoire, comment ne pas reconnaître que c’est ce que j’aurais aimé qu’il se fût passé?

Je lis, je lis. Et je prends conscience que ce que je prenais comme une hypersensibilité, largement enfouie et récemment réveillée (quelle coïncidence!), est peut-être justement l’indice d’une homosensibilité. Je ne veux pas théoriser ni généraliser sur le sujet, j’en serais bien incapable et incompétent, mais je prends conscience que ce que je croyais être chez moi une hypersensibilité neutre en soi n’est peut-être pas si neutre que cela.

Au même moment – coïncidence encore ! – me voilà intérieurement bouleversé à la fois par des bouillonnements spirituels et par une amitié douce et belle qui me touche profondément.

Pourquoi je raconte tout cela? Pas du tout pour raconter ma vie, ce qui n’est pas l’objet de ce blog et, concernant ma sexualité, vous pouvez être certains que cela n’arrivera pas. Mais me voilà face à une question redoutable : puis-je continuer à parler de Dieu, à prétendre le reconnaître, si c’est seulement mon extrême sensibilité qui s’exprime? Ce ne serait pas honnête, n’est ce pas?

Je ne dis pas que je ne crois plus en Dieu, je pense même que c’est exactement le contraire qui est et qui arrivera. Mais je prends le temps d’expliquer tout cela pour annoncer seulement que la vie de ce blog risque d’être un peu perturbée dans les temps qui viennent. Je souhaite explorer cette question de la sensibilité et cela va probablement m’occuper quelque temps.

A vrai dire, cela est déjà commencé avec l’article déjà publié sur l’intensité émotionnelle. Cet article décrit, en théorie, un phénomène que je connais bien, mais comme il traite de la douance, il est probable que cela ne décrit pas toute homosensibilité. De même que tous les enfants doués ou précoces ne sont pas forcément homosensibles. Encore que… il serait intéressant d’avoir des statistiques sur ce sujet.

Mes questions sont simples : d’où vient cette extrême sensibilité? Est-elle forcément ou majoritairement homosexuelle ? Et Dieu là dedans, réelle sensation spirituelle ou expression de l’hypersensibilité? Révélation ou sublimation?

Sur la deuxième question, j’ai cru comprendre par mes amis à orientation homosexuelle qu’ils se reconnaissaient plutôt comme ayant une sensibilité plus grande ou différente de ce qu’on nous décrit le plus souvent comme étant la norme.

Là encore, je n’en conclus rien. Sinon que mes amis semblent me ressembler, ou plutôt, c’est moi qui leur ressemble, ce que je niais fortement à l’intérieur de moi, auparavant.

Voyez, c’est tout un chemin.

Quiconque a envie de participer à cette réflexion est le bienvenu dans les commentaires. Espace modéré, bien sûr.