Je suis le souffle du vent, je suis la pluie sur tes fenêtres
Je suis les courants d’air qui font claquer les portes
Je suis les craquements du parquet que la nuit emportent
Je suis le chat qui passe en silence sous le faisceau d’un lampadaire
Je suis les premières neiges, je suis la lune qui éclaire la mer
Je suis les odeurs de l’hiver, je suis le fracas des vagues contre la jetée
Je suis cris des goélands, je suis les embruns sur le rochers
Je suis tes doigts qui frémissent
Je suis l’eau vive qui court contre la coque de ton canot qui glisse
Je suis les parfums de Genet et d’Agent au printemps
Je suis les bans de sables qui découvrent
Je suis l’orage, le soleil qui perce entre les nuages
Je suis les gouttes sur ton visage, je suis la vie autour de toi

FAUVE ≠ 2XGM

Pas la chanson la plus connue de Fauve, et pourtant comme elle est belle, pleine de poésie, et fidèle à leur habitude, avec cette rage de vivre qui déplace des montagnes même dans la noirceur absolue. La rage de vivre et la poésie, voilà ce que j’aime dans les oeuvres de Fauve.

(pour la partie poétique citée en exergue, il faudra attendre la fin du morceau 🙂 )

Source photo : un des nombreux autoportraits de Gaspard Noël parmi son oeuvre impressionnante à consulter sur son site, http://www.gaspardnoel.fr/

 

Soyez vous même,
Aimez la Vie,
Celle que vous avez vécue et celle que vous vivez,
Celle que vous aimeriez vivre aussi.

Soyez des poèmes,
Des fleurs pour vos ami(e)s,
Celles qui font sourire et celles qui prônent l’été,
Celles qui embellissent les murs aussi.

Chantez, dansez, riez, osez,
Comme dans vos souvenirs,
Quand vos rires d’enfant jouissaient à l’emporte pièce.



Ainsi, lâchez de vos reins les souffrances injustes,
Les peines à contre coeur,
Et les larmes acides.

Pour être dans le Bonheur il suffit bien souvent,
De tourner son regard vers le Soleil levant…



Alors, la Lumière endormie au fond de votre coeur
Se rêvera debout,

Et tout autour de vous se chargera d’Amour…
En dedans de vous même laissez-vous conquérir
Par cette force de Vie qui transporte les barques,
Depuis la Nuit des Temps.

Johan Géma

 

Source: post du 10 mai 2012 sur anotherdaylight.wordpress.com (site fermé par l’auteur)

Cessez d’être un élément passif de la société,
et croyez que les vieux récits de haine et de culpabilité
sont à l’oeuvre dans votre esprit.
Plus vous croyez vos pensées, plus loin de votre vérité vous êtes.

Nous avons besoin de vous, pleinement ici, dans le moment présent !
Rencontrez la vie avec tout ce que vous avez.

Il est temps d’envoyer promener tout ce bruissement,
de faire partie de la solution
et d’aider à mettre fin à notre souffrance collective.

Il n’y a rien de plus puissant que de savoir que la compassion triomphe de la haine.

Je suis ici en tant que force du bien.
Je m’engage à aider l’évolution de notre société.
Rien et personne ne peut m’éloigner de ce que je suis venu faire ici.

Paix à tous !

Sah D’ Simone, enseignant en méditation

Source image et texte : page Facebook de Sah D’Simone

 

tendresse

 

Je ne vais pas le cacher,
j’ai besoin de tendresse.

Je sais bien que ça paraît bête,
en tout cas, que ce sont des choses qui ne se disent pas.

Mais j’ai besoin de tendresse.

Toute celle que je n’ai jamais vraiment reçue,
d’abord dans mon enfance,
et puis celle que je ne me suis pas autorisée à recevoir,
celle que j’ai fait semblant de recevoir,
celle que j’ai cherché en vain dans des impasses-relations.

C’est si simple et si terrible à la fois.

Ce besoin de tendresse
qui vient du fin fond de l’enfance,
de l’endroit, du moment,
où elle aurait du être reçue naturellement
et où elle s’est échappée, s’en est allée…

Cette tendresse primale,
qui lorsqu’elle est reçue de manière innée
donne l’assurance tranquille
dont on aura besoin dans la vie.

On pourra avancer
avec le droit d’être vivant,
la certitude qu’on doit être là,
et que rien ne peut nous l’enlever.

J’ai besoin de cette tendresse
qui rassure, qui conforte, qui construit, qui crée.

C’est terrible.
Je n’ai pas le droit de la demander, l’exiger, et même l’espérer
de quelqu’un qui n’est ni mon père, ni ma mère.

D’un ami, un amant, un amoureux,
puis-je demander ou espérer cette tendresse?

La seule qui vaille,
la seule dont j’ai besoin.

Alors, qu’elle vienne d’un homme ou d’une femme,
vous comprenez,
quelle importance?

Quand on n’a pas été assez aimé,

– et je dis cela sans qu’il y ait aucun jugement ou reproche
envers celle qui a fait ce qu’elle a pu avec ce qu’elle était
et ce qu’elle connaissait de la vie –

quand on n’a pas été assez aimé,
quelle importance d’être homosensible
ou homosexuel ?

On se ré-assure comme on peut.

L’important, c’est d’être vivant,
c’est de savoir qu’on a le droit d’être là.

Et si l’Être féminin ne nous l’a pas dit, pas montré,
parce qu’il ne savait pas le faire,
n’est-ce pas normal que l’Être masculin
vienne compenser et dire :

Tu es vivant,
Tu es là.

Tu as le droit d’être là,
tu es même le bienvenu.

Oui, ça n’est pas facile,
pas toujours facile,

Mais tu as le droit de te sentir aimé,
car tu l’es véritablement.

Et si ton entrée dans la vie
n’a pas fait que tu le saches
et en sois convaincu au point de n’en jamais douter,

il est normal
– que dis-je il est naturel !
que tu recherches d’abord cela.

Tu y as droit.

Tu dois savoir que tu es aimé.

Et si les yeux, les bras, les lèvres,
qui doivent te le dire sont masculins,

Accueille,
accueille sans honte ni culpabilité.

Car ce qui est premier, c’est cela:
tu dois savoir que tu es aimé.

A cette condition,
à cette condition seule,

Tu sais que tu es vivant

Et que c’est pour la vie éternelle.

Z – 18-11-2016

michelgiliberti-le-pardis-terrestre

Tais-toi.
C’est donc ainsi
Que j’ai été accueilli.

Tais-toi.
Ne fais pas de bruit,
Tu déranges !

Tais-toi.
Fais-toi oublier,
Rentre dans les normes.

Tais-toi.
Apprends à t’oublier,
Apprends à faire plaisir.

Surtout,
Ne dérange pas

Peut-on imaginer
Combien ce ressenti intériorisé,
Au point de l’oublier,
Peut marquer
Profondément la vie
D’un petit homme ?

Tais-toi :
Quand je ne sais pas exprimer mes désirs.

Tais-toi :
Quand je n’ai pas de préférence.

Tais-toi :
Quand je ne sais pas choisir un métier.

Tais-toi :
Quand je n’arrive pas à imaginer être aimé.

Tais-toi :
Quand il faut se dévoiler, se mettre en avant,
avec la trouille d’entendre d’autres « tais-toi ».

C’est bon.
Je ne me tairai plus.

J’écouterai
Profondément ce qu’il y a en moi.

Car cela parle en moi,
Cela parle beaucoup !

Tout ce que je suis,
Tout ce que je dois être
Tout ce que j’ai à être.

La partie de moi
Qui veut parler
S’exprimer
Comme on s’engage
Dans le monde.

La partie de moi sacrée
Qu’elle soit divine
Ou innée,

Qui avait reçu si violemment
Ce « tais-toi ! »

Et qui désormais
Veut se déployer.

Je parlerai,
Je vivrai.

Zabulon  – 15/10/2016

« Je crois, et je parlerai, moi qui ai beaucoup souffert… » (Psaume 115,10)

Source photo : Michel Giliberti, photographe