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« Ne renonce jamais à cette vie qui est la tienne« … Ces paroles sonnent bizarrement alors qu’on apprend la mort du chanteur suédois Avicii et que les médias évoquent même son suicide (cf. The Huffington Post). La vie , la mort sont des mystères. Le désir de vivre aussi. Dans certaines parties du monde, on se bat pour survivre, après avoir tout perdu. Et ailleurs, ou dans les mêmes parties du mondes, certains n’y trouvent plus goût et s’en vont… Avicci nous a pourtant transmis une formidable énergie de vivre, et, même si ce n’est pas mon habitude de commenter l’actualité, j’ai envie, là, de republier mon post du 25 mars 2015, avec les paroles de sa chanson si revigorante « The nights »
 

Un jour mon père — oui, m’a dit,
« Fils, ne la laisse pas échapper »
Il m’a pris dans ses bras, je l’ai entendu dire :

« Quand tu vieillis
Ton cœur sauvage vivra des jours du temps où tu étais plus jeune,
Pense à moi si jamais tu as peur. »

Il a dit, « un jour tu quitteras ce monde
Alors, vis une vie dont tu rappelleras. « 
C’est ce que mon père m’a dit quand je n’étais qu’un enfant
Ce sont les nuits qui ne meurent jamais
C’est ce que mon père m’a dit.

Quand les nuages orageux commencent à t’envahir
Allume un feu qu’ils ne peuvent pas éteindre
Grave ton nom sur ces étoiles brillantes
Il a dit, « Avance toujours plus loin
Ne renonce pas à cette vie qui est la tienne
Je te conduirai où que tu sois. »

One day my father—he told me,
« Son, don’t let it slip away »
He took me in his arms, I heard him say,

« When you get older
Your wild heart will live for younger days
Think of me if ever you’re afraid. »

He said, « One day you’ll leave this world behind
So live a life you will remember. »
My father told me when I was just a child
These are the nights that never die
My father told me

When thunder clouds start pouring down
Light a fire they can’t put out
Carve your name into those shining stars
He said, « Go venture far beyond the shores.
Don’t forsake this life of yours.

I’ll guide you home no matter where you are. »
 
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Source des paroles originales en anglais de Avicii, « The nights », ici

photos : Matt Meola, roi du surf

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Je suis le souffle du vent, je suis la pluie sur tes fenêtres
Je suis les courants d’air qui font claquer les portes
Je suis les craquements du parquet que la nuit emportent
Je suis le chat qui passe en silence sous le faisceau d’un lampadaire
Je suis les premières neiges, je suis la lune qui éclaire la mer
Je suis les odeurs de l’hiver, je suis le fracas des vagues contre la jetée
Je suis cris des goélands, je suis les embruns sur le rochers
Je suis tes doigts qui frémissent
Je suis l’eau vive qui court contre la coque de ton canot qui glisse
Je suis les parfums de Genet et d’Agent au printemps
Je suis les bans de sables qui découvrent
Je suis l’orage, le soleil qui perce entre les nuages
Je suis les gouttes sur ton visage, je suis la vie autour de toi

FAUVE ≠ 2XGM

Pas la chanson la plus connue de Fauve, et pourtant comme elle est belle, pleine de poésie, et fidèle à leur habitude, avec cette rage de vivre qui déplace des montagnes même dans la noirceur absolue. La rage de vivre et la poésie, voilà ce que j’aime dans les oeuvres de Fauve.

(pour la partie poétique citée en exergue, il faudra attendre la fin du morceau 🙂 )

Source photo : un des nombreux autoportraits de Gaspard Noël parmi son oeuvre impressionnante à consulter sur son site, http://www.gaspardnoel.fr/

 

Soyez vous même,
Aimez la Vie,
Celle que vous avez vécue et celle que vous vivez,
Celle que vous aimeriez vivre aussi.

Soyez des poèmes,
Des fleurs pour vos ami(e)s,
Celles qui font sourire et celles qui prônent l’été,
Celles qui embellissent les murs aussi.

Chantez, dansez, riez, osez,
Comme dans vos souvenirs,
Quand vos rires d’enfant jouissaient à l’emporte pièce.



Ainsi, lâchez de vos reins les souffrances injustes,
Les peines à contre coeur,
Et les larmes acides.

Pour être dans le Bonheur il suffit bien souvent,
De tourner son regard vers le Soleil levant…



Alors, la Lumière endormie au fond de votre coeur
Se rêvera debout,

Et tout autour de vous se chargera d’Amour…
En dedans de vous même laissez-vous conquérir
Par cette force de Vie qui transporte les barques,
Depuis la Nuit des Temps.

Johan Géma

 

Source: post du 10 mai 2012 sur anotherdaylight.wordpress.com (site fermé par l’auteur)

Cessez d’être un élément passif de la société,
et croyez que les vieux récits de haine et de culpabilité
sont à l’oeuvre dans votre esprit.
Plus vous croyez vos pensées, plus loin de votre vérité vous êtes.

Nous avons besoin de vous, pleinement ici, dans le moment présent !
Rencontrez la vie avec tout ce que vous avez.

Il est temps d’envoyer promener tout ce bruissement,
de faire partie de la solution
et d’aider à mettre fin à notre souffrance collective.

Il n’y a rien de plus puissant que de savoir que la compassion triomphe de la haine.

Je suis ici en tant que force du bien.
Je m’engage à aider l’évolution de notre société.
Rien et personne ne peut m’éloigner de ce que je suis venu faire ici.

Paix à tous !

Sah D’ Simone, enseignant en méditation

Source image et texte : page Facebook de Sah D’Simone

 

tendresse

 

Je ne vais pas le cacher,
j’ai besoin de tendresse.

Je sais bien que ça paraît bête,
en tout cas, que ce sont des choses qui ne se disent pas.

Mais j’ai besoin de tendresse.

Toute celle que je n’ai jamais vraiment reçue,
d’abord dans mon enfance,
et puis celle que je ne me suis pas autorisée à recevoir,
celle que j’ai fait semblant de recevoir,
celle que j’ai cherché en vain dans des impasses-relations.

C’est si simple et si terrible à la fois.

Ce besoin de tendresse
qui vient du fin fond de l’enfance,
de l’endroit, du moment,
où elle aurait du être reçue naturellement
et où elle s’est échappée, s’en est allée…

Cette tendresse primale,
qui lorsqu’elle est reçue de manière innée
donne l’assurance tranquille
dont on aura besoin dans la vie.

On pourra avancer
avec le droit d’être vivant,
la certitude qu’on doit être là,
et que rien ne peut nous l’enlever.

J’ai besoin de cette tendresse
qui rassure, qui conforte, qui construit, qui crée.

C’est terrible.
Je n’ai pas le droit de la demander, l’exiger, et même l’espérer
de quelqu’un qui n’est ni mon père, ni ma mère.

D’un ami, un amant, un amoureux,
puis-je demander ou espérer cette tendresse?

La seule qui vaille,
la seule dont j’ai besoin.

Alors, qu’elle vienne d’un homme ou d’une femme,
vous comprenez,
quelle importance?

Quand on n’a pas été assez aimé,

– et je dis cela sans qu’il y ait aucun jugement ou reproche
envers celle qui a fait ce qu’elle a pu avec ce qu’elle était
et ce qu’elle connaissait de la vie –

quand on n’a pas été assez aimé,
quelle importance d’être homosensible
ou homosexuel ?

On se ré-assure comme on peut.

L’important, c’est d’être vivant,
c’est de savoir qu’on a le droit d’être là.

Et si l’Être féminin ne nous l’a pas dit, pas montré,
parce qu’il ne savait pas le faire,
n’est-ce pas normal que l’Être masculin
vienne compenser et dire :

Tu es vivant,
Tu es là.

Tu as le droit d’être là,
tu es même le bienvenu.

Oui, ça n’est pas facile,
pas toujours facile,

Mais tu as le droit de te sentir aimé,
car tu l’es véritablement.

Et si ton entrée dans la vie
n’a pas fait que tu le saches
et en sois convaincu au point de n’en jamais douter,

il est normal
– que dis-je il est naturel !
que tu recherches d’abord cela.

Tu y as droit.

Tu dois savoir que tu es aimé.

Et si les yeux, les bras, les lèvres,
qui doivent te le dire sont masculins,

Accueille,
accueille sans honte ni culpabilité.

Car ce qui est premier, c’est cela:
tu dois savoir que tu es aimé.

A cette condition,
à cette condition seule,

Tu sais que tu es vivant

Et que c’est pour la vie éternelle.

Z – 18-11-2016