« En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. »

(Mt 11,2)

Dans sa prison.

Jean le Baptiste, il est dans sa prison.
Il a fait ce qu’il fallait, mais il est dans sa prison.
Eh oui…
Et c’est dans sa prison, d’après Mathieu,
qu’il entend parler des oeuvres réalisées par le Christ.

Alors, bien sûr, il y a la suite du texte.
Il va envoyer ses disciples pour lui demander
s’il est bien Celui qui doit venir.
Et Jésus va répondre. Etc. Etc.

Pour le moment, il est dans sa prison.

Alors, ça me vient comme ça en écoutant le prêtre proclamer l’Evangile de ce jour.

Toi, frère, soeur, quelle est ta prison?

Si tu te sens en prison à cause de l’homosexualité,
peut-être est-il temps d’entendre ce message qui prépare à la venue de Jésus à Noël.

Dans ce qui tu vis ou ressens comme une prison,
entends-tu la bonne nouvelle qui est en train de parcourir la terre?

« Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent,
les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent,
les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
 »

Tu entends?

Tous ces gens, dans leurs prisons intimes, ils sont libérés.
Et toi, tu crois que ça va pas t’arriver?

En vérité,
Jean-Baptiste, dans sa prison, nous montre l’exemple.
Le salut est pour toi aussi.

Tends l’oreille, le Seigneur vient.
Il n’y aucune prison qui l’empêche de venir à toi.

Alors,
si tu es homosexuel,
que tu te sens, ou que tu es, condamné,
ou que tu te sens enfermé dans quelque chose d’impossible à vivre,

Lève la tête,
redresse-toi, tends l’oreille,
et ouvre ton coeur :

Le Seigneur vient
il va donner sens à ce que tu vis,
quoi qu’en disent les autres.

Tu sais, c’est le Seigneur.
Seigneur de la Vie.

Si Lui te veut vivant,
que veux-tu que lui opposent les murs des prisons?

Mais toi,
es-tu prêt à sortir de ta prison?

Z – 11 /12/2016

——
Pour répondre à qui s’inquiétait de me voir moins m’exprimer sur des sujets religieux, non, je n’ai pas abjuré. Je suis toujours chrétien, et plus que jamais ! parce que je n’ai qu’un seul Seigneur que j’ai reconnu en Jésus le Christ. Personne à ce jour ne m’a fait grandir plus en humanité, c’est-à-dire en vérité avec moi-même et avec l’origine divine, que le Christ Jésus. Je suis chrétien. L’Eglise pourrait me rejeter que je resterais chrétien.
——

Poussin, Le baptême de Jésus

« Et nous, que devons-nous faire ? » (Luc 3,14)

Et nous, aujourd’hui, que devons-nous faire ?
Question qui taraude nos existences. comment bien faire son métier de femmes et d’hommes, de chrétiens? Question abyssale en ces temps qui sont les nôtres. Que faire qui fasse du bien à l’humain? Qui le console, le restaure, le soutienne, lui donne encore espérance et courage. Que faire face à l’incertitude qui inquiète, parfois angoisse nos histoires personnelles comme collectives. Que nous faut-il faire devant la complexité du monde que trop voudraient réduire à des raccourcis aussi saisissants que mensongers ? Nous aimerions parfois qu’une sentence en finisse avec notre inquiétude et imaginer alors trouver le repos en mettant en oeuvre un commandement posé d’en haut et une fois pour toutes. Sans sourciller. Sans réfléchir. Mais non : l’Evangile invite au courage du questionnement.

Véronique Margron, La Vie n° 3367, 10 décembre 2015.

On peut se quetsionner à tout âge. Dans l’image ci-dessus qui représente le baptême du Christ, réalisé par Nicolas Poussin, on voit nettement trois hommes assister au baptême réalisé par le Baptiste. trois hommes, trois âges, trois moments de la vie. Il est toujours temps de se questionner ! Les trois hommes ont en commun que , chacun à leur manière, ils désignent ou regardent non pas directement le Christ mais l’Esprit Saint qui éclaire la scène et donne le sens de cet évènement.

Pour une analyse plus complète, voir l’excellent commentaire de Serge Ceruti sur cette oeuvre, publié sur le site de Prier.com sous le titre un groupe d’hommes au bord de l’eau.

et-nous

Ainsi, les foules, les publicains, les soldats s’en venaient auprès de Jean le baptiste et lui demandaient :  « Et nous, que devons-nous faire? » (Luc 3, 10-18)

Et nous, que devons-nous faire ?

Nous, les hommes attirés par d’autres hommes,
nous qui sommes initiés à la beauté de Dieu par le même genre,
qui nous sommes appelés à la complétude par l’amour du même sexe,
nous qui touchons la vérité de l’Homme par celui qui nous ressemble;
nous qui somme sensibles à la beauté de l’homme, intérieure, extérieure,
nous qui avons notre coeur en émoi, et parfois notre corps aussi, à la vue d’une autre homme,
nous qui sommes sensibles, homo-sensibles,
ou homosexuels, comme ils disent,
que devons nous faire ?

Partage !
« Celui qui a deux vêtements qu’il partage avec celui qui n’en pas,
et celui qui a de quoi manger qu’il fasse de même ! »

Fils de la Lumière, tu entres dans l’amour de Dieu par ta connivence avec le même,
et tu illumines de l’intérieur ton identité en laissant advenir cette sensibilité,
ne le garde pas pour toi, ne t’enferme pas sur toi,
partage cet amour avec qui en a besoin, de l’un ou l’autre sexe.

N’exige rien , sois juste.
« N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
Découvrir la beauté de l’amour ne te confère ni pouvoir ni privilège.
Ne revendique pas ta condition, elle est un don du ciel, pas une conquête.
N’exige rien de plus qu’un autre au motif de ta sensibilité, ce serait un non-sens.
Tu n’es pas comptable de l’amour de Dieu, qui donne à foison, comme il l’entend.

Ne fais pas violence…
« Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »
Découvrir l’Amour et le savoir si proche et si présent ne doit pas te mener au combat.
La Paix et l’Amour vont ensemble : il n’y a rien à revendiquer, personne à accuser, quand on aime.
L’amour doit t’emmener plus loin que le combat stérile et partisan pour revendiquer Dieu sait quoi.
Si tu as été touché par l’Amour, tu as déjà ta victoire.

Que dois-tu faire ?

D’abord être juste envers Dieu, envers les autres et envers toi-même.
L’amour est plus qu’un don de Dieu, il est Dieu lui-même.

Si tu es touché par l’Amour, il est temps de te préparer à le recevoir en plénitude.
Car il vient, et il saura partager le grain de la paille.
Le grain pour le grenier, la paille pour le feu qui ne s’éteint pas.

Il vient le Seigneur, pour baptiser dans le feu et l’Esprit.

Il est temps d’aller plus loin dans l’Amour,
un amour qui passe la forme et le genre,
un amour qui va te restaure dans ta dignité première
de fils désiré et bien aimé du Père.

Seras-tu prêt?

Z – 14/12/2015

ange-GabrielÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc

Au sixième mois d’Élisabeth,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.

L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »

À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.

Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »

L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.

Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu.

Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.