
Pentecôte.
Esprit-Saint.
Recevoir. Partir.
Être envoyé.
Eglise.
Ces mots-clés
qui tournent à propos de cette belle fête
de la présence-absence de Jésus-Christ…
Jésus, l’homme historique est venu et parti.
Monté au ciel, bien sûr,
Parti rejoindre son Père.
C’est l’Ascension.
Jésus absent.
Mais, là, n’est pas la question,
tant il est vrai que Jésus n’est ni un magicien, ni un super-héros.
Il n’a pas de super-pouvoirs,
Il n’a rien qu’il n’ait reçu que nous ne puissions recevoir.
Comment l’homme, englué dans sa glaise, peut-il enfin l’entendre?
Pas seulement l’entendre, comme de l’extérieur,
mais le recevoir intimement,
à l’intérieur,
et en vivre ?
Pentecôte.
Jésus absent, l’Esprit présent.
Pas n’importe quel esprit.
Pas un système de valeurs,
Pas un systèmes de croyances,
Pas un systèmes de normes.
L’esprit qui vivifie.
L’esprit qui renouvelle.
L’esprit qui révèle à soi-même
qui l’on est vraiment
et quel est le sens
de notre présence
sur terre.
L’Esprit de Jésus le Christ.
Jésus parti, l’Esprit envoyé.
Et c’est l’Esprit de Jésus.
Le même Esprit que celui qui le fait
marcher, parler, agir, sur les routes des hommes.
L’Esprit de Jésus,
Dieu présent en Lui,
disponibilité totale à l’amour de Dieu,
ce don, cet “ab-an-don” total,
confiant, amoureux, restaurateur
– parce que créateur.
L’humanité réveillée.
En Jésus, l’humanité éveillée,
restaurée, capable de Dieu,
capable d’abandon,
capable de se laisser aimer
et d’en porter les fruits par toute la terre.
C’est probablement une illusion,
une erreur d’interprétation aux conséquences malheureuses,
que d’imaginer et d’attendre l’Esprit Saint
comme une force extérieure à l’homme, au vivant..
Le récit de Pentecôte,
souligne à la fois l’étrangeté et l’immédiateté
de la réception de l’Esprit-Saint.
L’étrangeté nous alerte sur la provenance divine,
soulignée par l’inédit du bruit, du vent
et de la maison pourtant fermée et soudain remplie.
Une survenue extérieure qui est bien intérieure…
L’immédiateté de la réception de l’Esprit Saint,
comme une assise, profonde, individuelle,
restauratrice, conformatrice.
Intime, certaine, intérieure.
L’humanité restaurée,
l’humanité réveillée,
l’humanité éclairée,
l’humanité inondée, ou illuminée, de l’intérieur,
capable de Dieu
capable d’en vivre,
capable de continuer
ma mission christique de Jésus
sur terre et au ciel.
Pas d’autre Esprit-Saint que celui de Jésus.
Mais pas un Jésus regardé de l’extérieur,
comme si j’étais un observateur qui regarde son héros évoluer,
juste l’Esprit de Jésus en soi qui vient
tout à la fois
conforter, nourrir, et développer,
que nous sommes les enfants de Dieu,
ses fils bien aimés,
à l’instar de Jésus.
Pentecôte.
Pas d’autre moyen de vivre de l’Esprit de Jésus,
que de recevoir l’Esprit qui le faisait marcher sur nos routes
et d’y marcher à notre tour,
pas comme des esclaves, pas comme des quémandeurs de sa grêce,
mais comme des témoins de la puissance de Vie,
éprouvée en notre vie intérieure,
et offerte au monde sans discussions, sans retenues, sans explications.
Comme autant de Jésus sur la Terre.
Juste recevoir l’Esprit, le laisser opérer en nous,
Même sans comprendre,
Et être.
Z – 21 mai 2018
Photo : Lucas Araújo par Murillo Luz




Mais peut-être cet amour est-il “trop” parfait ? Bien sûr, il faut y tendre, lui seul nous comblera en toutes circonstances, mais en attendant… J’ai besoin de réassurance, j’ai besoin de tendresse, j’ai besoin d’attention, j’ai besoin d’un amour humain de reconnaissance, probablement issu de ce qui n’a pas encore été comblé dans le processus de passage de l’enfance au mode adulte. Oui, il est possible que l’amour humain vienne conforter l’ego, apporter de l’assurance, de la reconnaissance, de la confiance qu’on aurait du mal à trouver seul. Cela fait partie du processus, me semble-t-il. Ce n’est en rien condamnable, ce besoin de tendresse.
Cela étant, l’être est en éternel voyage. Si l’amour est l’absence d’attachement et la disponibilité totale à ce qui est, il s’inscrit dans une évolution. Je ne suis pas le même aujourd’hui qu’hier ni le même que je serai demain. Il en va de même pour celui que je rencontre… Marcher ensemble sur le chemin est donc toujours un risque que cela ne dure pas, mais c’est aussi un choix, un acte volontaire et libre d’avancer, d’écouter, faire attention à l’autre, l’encourager, etc.
Comme beaucoup qui ont lu
Toujours commencer par penser l’amour comme une action plutôt que comme un sentiment est un moyen pour quiconque utilise le mot de cette manière d’assumer automatiquement la responsabilité de rendre compte et d’agir. On nous enseigne souvent que nous n’avons aucun contrôle sur nos «sentiments». Pourtant, la plupart d’entre nous, nous sommes d’accord pour dire que nous choisissons nos actions, que l’intention et la volonté façonnent ce que nous faisons. Nous acceptons également que nos actions ont des conséquences. Envisager que les actions modèlent les sentiments est une façon de nous débarrasser des présupposés conventionnels tels que le fait que les parents aiment leurs enfants, ou que l’on «tombe» simplement amoureux sans exercer de volonté ou de choix. . . . Si nous nous rappelions constamment que l’amour est ce que l’amour fait, nous n’utiliserions pas le mot d’une manière qui dévalorise et dégrade sa signification. Lorsque nous aimons, nous exprimons ouvertement et honnêtement l’attention, l’affection, la responsabilité, le respect, l’engagement et la confiance.