paradis-01

Oh yeah yeah
Oh yeah yeah yeah
Ooh!
Oh yeah yeah
Oh yeah yeah yeah
Ooh!

Je n’ai jamais trop cru en l’amour ou les miracles
Je n’ai jamais voulu mettre mon coeur en première ligne
Mais nager dans ton monde est quelque chose de spirituel
Car je renais à chaque fois que tu restes pour la nuit

Car ta façon de faire l’amour m’emmène au paradis
Oui ta façon de faire l’amour m’emmène au paradis
Et cela le montre, oui, oui, oui

Car tu me fais me sentir comme si,
j’avais été enfermé à l’extérieur du paradis
Depuis trop longtemps, trop longtemps
Oui, tu me fais me sentir comme si,
j’avais été enfermé à l’extérieur du paradis
Depuis trop longtemps, trop longtemps
Oh yeah yeah yeah

Never had much faith in love or miracles
Never wanna put my heart on the line
But swimming in your world is something spiritual
I’m born again every time you spend the nightCause your sex takes me to paradise
Yeah your sex takes me to paradise
And it shows, yeah, yeah, yeah

Cause you make feel like, I’ve been locked out of heaven
For too long, for too long
Yeah you make feel like, I’ve been locked out of heaven
For too long, for too long
Oh yeah yeah yeah

 

La version de Locked Out of Heaven  (cover by Paul Silve) avec  la voix si étonnante et profonde de ce garçon qui concourrait récemment à The Voice…. Fermez les yeux, écoutez, et laissez-vous transporter par son interprétation. Il vous emmène dans un autre univers !

Tu m’as mis à genoux
Tu me fais témoigner
Que tu peux faire changer ses voies au pécheur
Ouvre tes portes car je n’en peux plus d’attendre de voir la lumière
Et je veux rester juste là
Car ta façon de faire l’amour m’emmène au paradis
Oui ta façon de faire l’amour m’emmène a paradis
Et ça le montre, oui, oui, oui

Car tu me fais me sentir comme si,
j’avais été enfermé à l’extérieur du paradis
Depuis trop longtemps, trop longtemps
Oui, tu me fais me sentir comme si,
j’avais été enfermé à l’extérieur du paradis
Depuis trop longtemps, trop longtemps
Oh oh oh oh, yeah, yeah, yeah

You bring me to my knees
You make me testify
You can make sinner change his ways
Open up your gates cause I can’t wait to see the light
And right there is where I wanna stay

Cause your sex takes me to paradise
Yeah your sex takes me to paradise
And it shows, yeah, yeah, yeah
Cause you make feel like, I’ve been locked out of heaven
For too long, for too long
Yeah you make feel like, I’ve been locked out of heaven
For too long, for too long

La  version originale et officielle de Bruno Mars

 

Ne puis-je pas juste rester ici
Passer le reste de mes jours ici
Oh oh oh oh, yeah, yeah, yeah
Ne puis-je pas juste rester ici
Passer le reste de mes jours ici
 
Car tu me fais me sentir comme si,
j’avais été enfermé à l’extérieur du paradis
Depuis trop longtemps, trop longtemps
Oui, tu me fais me sentir comme si,
j’avais été enfermé à l’extérieur du paradis
Depuis trop longtemps, trop longtemps

Can’t I just stay here
Spend the rest of my days here
Oh oh oh oh, yeah, yeah, yeah
Can’t I just stay here
Spend the rest of my days here

Cause you make feel like, I’ve been locked out of heaven
For too long, for too long
Yeah you make feel like, I’ve been locked out of heaven
For too long, for too long

Oh yeah yeah yeah
Ooh!
Oh yeah yeah
Oh yeah yeah yeah
Ooh

 paradis-02

 

langue

[source photo: http://www.taringa.net ]

 

Cette photo, c’est exactement ce que j’ai vu ce jour là.

 

J’étais dans  un train de retour de Lisieux,

je revenais de pèlerinage,

et je lisais « Histoire d’une âme »

– Ca ne s’invente pas ! –

 

Le train était un tortillard qui se traînait

et s’arrêtait en différentes gares.

Il était archibondé, mais il restait encore une place assise

juste en face moi.

A un arrêt, un jeune homme est monté.

Blond , élancé, traits fins,

jeans délavé et ouvert au dessus des genoux.

Il s’est avancé et est venu s’asseoir en face de moi.

 

Je l’ai regardé s’asseoir,

en le dévisageant.

Oui, je l’ai trouvé beau.

 

Je ne me lassais pas de le regarder.

Quelque chose me le rendait proche.

Je sentais qu’il avait souffert

et qu’il était maintenant apaisé,

qu’il avait fait des choix

et qu’il ignorait encore

à quel point il était aimé.

 

Je crois qu’en le regardant ainsi,

je l’aimais.

En tout  cas, un amour

qui n’était pas de moi

me traversait

et allait jusqu’à lui.

 

J’avais arrêté de lire,

je le regardais.

Je dévisageais ses traits , son corps,

Oui, je le trouvais beau.

 

Bien sûr , nos regards se sont croisés.

A plusieurs reprises.

Il ne pouvait pas ne pas sentir

que je le dévisageais.

Mais dans ce train bondé,

tout se passait en silence,

dans une apparente indifférence.

 

A un moment,

balancé par le mouvement du train,

il s’est endormi.

Ses paupières se sont affaissées,

son souffle s’est fait moins rapide.

Il dormait.

Et il était beau.

 

Je le regardai maintenant

sans détourner les yeux,

Je sentais un lien avec lui

mais indéfinissable.

 

Je crois que j’ai prié pour lui.

Je crois que j’ai remercié Dieu

pour son existence.

 

Les minutes ont passé.

Plusieurs dizaines de minutes.

Sur un sursaut, il s’est réveillé,

les joues empourprées d’un afflux de sang soudain,

la bouche pâteuse de s’être asséchée ,

les yeux dans les nuages

mais qui s’ouvrent directement sur moi.

 

Nous nous regardons.

Droit dans les yeux,

doucement.

 

Je sais au fond de moi que c’est étrange

de soutenir ainsi le regard d’un inconnu;

mais je n’en éprouve pas de gêne.

Je sens confusément que cela me  trouble

mais je ne peux pas détourner le regard

car il y a quelque chose de plus puissant.

 

Il baisse les yeux, s’étire, se reprend.

Puis, son regard s’offre à nouveau à moi.

Je le contemple.

Oui, il est beau,

mais pas seulement d’une beauté physique.

Son être est beau, je le sens, je le sais.

je suis subjugué par plus puissant que moi.

 

C’est à c e moment-là,

qu’en soutenant mon regard fixement,

sans agressivité, avec beaucoup de douceur,

il entrouvre les lèvres,

il sort sa langue,

la passe sur ses lèvres,

la tend vers moi.

 

Je soutiens son regard,

je reçois son hommage.

Quelque chose en moi éveille du désir,

mais je sais que ce n’est pas ce que je porte en ce moment.

Je lui souris.

Et c’est moi qui baisse le regard,

et plonge vers mon livre

que je n’arrive pas à lire,

tandis que je prends enfin conscience

que je suis troublé.

 

Quand, quelques minutes plus tard,je relève les yeux,

il regarde ailleurs.

Je ne croiserai plus ses yeux bleus, profonds et limpides.

 

A ce moment, je comprends

que ce ne sont pas ses yeux qui sont profonds et limpides.

c’est son âme, c’est son être.

Et, Dieu sait pourquoi,

il m’a été donné d’en être le témoin, ou l’acteur même si je ne sais pas comment.

 

Au terminus,

nous nous frôlons lorsque nous nous levons.

Chacun reste sur sa réserve.

Nous ne prononçons aucun mot.

Nous récupérons nos bagages, descendons.

Je l’aperçois remonter le quai à grandes enjambées,

devant moi, à portée d’un mot, d’un geste.

Un instant, je pense le suivre, le héler, je ne sais quoi..

mais, eh pour quoi faire ? quoi dire ?

 

Alors je le laisse aller.

 

Je ne sais pas qui est ce garçon.

Je ne sais pas ce que nous sommes venus nous donner,

l’un à l’autre, en ce court moment.

 

Je reste avec  ce trouble en moi qui m’inquiète…

La peur d’un désir non contrôlé,

la sexualité qui s’éveille.

 

Et avec ce sentiment de beauté.

Comme un cadeau qui m’est fait ,

un cadeau inaccessible,

une promesse pour demain

ou pour après.

 

Cette beauté, Seigneur,

cette harmonie des coeurs,

ce lien entre nous,

au delà de toute convenance,

au delà de toute limite,

Oui, il me construit,

oui , il m’éblouit,

oui je le reçois comme une promesse de bonheur

à vivre ensemble.

 

Quand, comment, je ne sais pas.

Toi, tu sais ,mon Dieu.

Et même sil reste en mon coeur

comme une trace d’inachevé,

cela dévoile comme une promesse d’amour infini.

Pas encore et déjà là.

 

Blessure et Beauté à la fois.

Beauté tellement belle,

que je ne peux dire que merci.

 

Zabulon