A quoi ça sert…

A quoi ça sert de se dévoiler, de se lier, de s’éveiller,
si c’est pour que la relation s’interrompe,
à quoi ça sert de s’émouvoir, s’enthousiasmer, s’extasier,
se remettre en cause, discuter, échanger
quand dès le départ quelque chose était faussé,
à quoi ça sert de faire semblant qu’une rencontre est profitable
quand elle s’interrompt brutalement?

A quoi ça sert…
De croire en l’autre,
s’émerveiller de ce qu’il est,
se découvrir grâce à lui
et qu’il disparaisse…

A quoi ça sert…

Et pourtant tout sert.

Z – 23/02/2017

Bright Light Bright Light (Rod Thomas) – ‘Moves’


Now when you’re face to face with someone, what do you see?
When you look at their reflection, isn’t it me?

Cos I can see you in me and me in you,
and no matter what the distance it comes through.

In a laugh, in a shadow, in a dream, when we move,
no matter what the distance it comes through.

We can move apart I guess
and I can move along I guess
and I can do my best, I guess,
but then what’s the use?
When it’s all I knew,
moving on’s the hardest thing to do.

Now when I’m face to face with someone what do I feel?
When you’ve opened up to someone how do you heal?
When there’s nothing left in me to get me through,
when all I feel is distance, what do I do?
With a laugh comes a shadow,
with a dream comes a move of all the things
I hide inside me right back into view.

We can move apart I guess
and I can move along I guess
and I can do my best I guess
but then what’s the use?

 

Et quand tu es face à face avec quelqu’un, que vois-tu?
Quand tu regardes son reflet, n’est-ce pas moi?

Pass’que je peux te voir en moi et moi en toi,
peu importe la distance qu’il peut y avoir.

Dans un rire, dans une ombre, dans un rêve, quand on bouge,
peu importe la distance qu’il peut y avoir.

Nous pouvons nous éloigner, j’imagine,
et je peux avancer, j’imagine,
et je peux faire de mon mieux, j’imagine,
mais alors à quoi ça sert?
Quand c’est tout ce que je sais faire
Me déplacer sur ce qui est le plus difficile.

Et quand je suis face à face avec quelqu’un, qu’est-ce que je ressens ?
Quand tu t’es ouvert à quelqu’un, comment guérir?
Quand il ne reste plus rien en moi pour traverser,
Quand je ne ressens plus que cette distance, que dois-je faire?
Avec le rire surgit une ombre,
avec le rêve le déplacement de toutes les choses
que je cache au fond de moi au premier plan.

Nous pouvons nous éloigner, j’imagine,
et je peux avancer, j’imagine,
et je peux faire de mon mieux, j’imagine,
mais alors à quoi ça sert?

Source Photo : Photographie prise par Bertil Nilsson, tirée de The Contemporary Circus Artist (Canalside Books,2011).

chute

J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables,
j’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables
et oublier des personnes inoubliables.
J’ai agi par impulsion,
j’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables,
mais j’ai déçu des gens aussi.

J’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger
J’ai ri quand il ne fallait pas
Je me suis fait des amis éternels
J’ai aimé et l’ai été en retour,
mais j’ai aussi été repoussé
J’ai été aimé et je n’ai pas su aimer

J’ai crié et sauté de tant de joies,
j’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles,
mais je me suis brisé le coeur, tant de fois !

J’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos
J’ai téléphoné juste pour entendre une voix,
je suis déjà tombé amoureux d’un sourire

J’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et,
J’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial,
que j’ai fini par perdre ;
Mais j’ai survécu !

Et je vis encore ! Et la vie, je ne m’en passe pas …
Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer.
Vis !!!

Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion,
embrasser la vie et vivre avec passion,
perdre avec classe et vaincre en osant,
parce que le monde appartient à celui qui ose

Et la vie est beaucoup trop
pour être insignifiante !

Charlie Chaplin

principe-d-dincertitude

« Le monde a l’échelle de l’atome n’a pas de détermination semblable à celle qu’il possède en physique classique; à notre échelle.Nous n’atteindrons jamais le fond des choses puisque les choses n’ont pas de fond. »

Jérôme Ferrari, à propos de Werner Heisenberg, découvreur  du « principe d’incertitude ».

 

Ce principe se traduit par une formule mathématique simple:
(ΔV.ΔX = constante)
où V est la vitesse d’une particule et X sa position.
L’équation postule qu’on ne peut pas connaître en même temps
la vitesse et la position.
C’est soit l’un, soit l’autre.

Ce que Jérôme Ferrari résume en cette belle phrase :
« Nous n’atteindrons jamais le fond des choses puisque les choses n’ont pas de fond.« 

Alors, je pense à toutes ces fois où nous avions le coeur brûlant,
mais c’est après que nous nous en rendons compte,
toutes ces fois où le Seigneur passe en nos vies
et c’est après que nous pouvons lui rendre grâce,
toutes ces fois où l’on croit l’atteindre, le rejoindre,
et il nous échappe, encore là mais déjà ailleurs, plus loin.

Et si la physique quantique s’appliquait également à la spiritualité ?
Je suis là, tu es là-bas, je ne sais pas où.
Tu es là, j’y suis aussi mais sans le savoir.

Valse des présences, valse des désirs,
toujours ensemble,
toujours reliés,
toujours en mouvement,
jamais au même endroit,
mais on avance.

– Pas dangereux pour la foi,
ce principe d’incertitude.

Zabulon