Parce que tout le monde sourit
Quand mon bel homme passe par là
Il a le vent dans les cheveux
Et des étoiles partout dans ses yeux

Handsome Man by Matt Alber

 

Hey handsome man,
What you do last night
Did you have a good time
Was the music alright?

Hey bel homme,
Qu’as-tu fait la nuit dernière
As tu passé un bon moment
La musique était-elle correcte?

Did you wear that jacket
With those deep blue jeans
I bet the boys went crazy
Bet you caused a scene

As-tu porté cette veste
Avec ce jeans bleu foncé
Je parie que les garçons sont devenus fous
que tu as causé un évènement

Cuz everyone smiles
When my handsome man walks by

Parce que tout le monde sourit
Quand mon bel homme passe par là

I say handsome man
Where you off to now
Are you out in the garden
Or off to town ?

Je dis bel homme
Où es-tu allé maintenant ?
Es-tu dehors dans le jardin
Ou sorti en ville ?

Are there any new songs
That you’re listening too
Im gonna take you dancing
When I come see you

Y a-t-il de nouvelles chansons
Que tu écoutes aussi ?
Je vais te faire danser
Quand je viendrai te voir

Cuz everybody smiles
When my handsome man walks by
He’s got the wind in his hair
And the stars all in his eyes

Parce que tout le monde sourit
Quand mon bel homme passe par là
Il a le vent dans les cheveux
Et des étoiles partout dans ses yeux

The more I try to tell you
Oh, the more I get it wrong

Plus j’essaie de te dire quelque chose
Oh, plus je le fais mal

So handsome man I’ll tell you
With a song
That’s been hidden in the sand
Beneath the stones
That once did spell our names

Alors bel homme,  je vais te le dire
Avec une chanson
C’était caché dans le sable
Sous les pierres
Jadis cela épelait déjà nos noms

A song that’s been stirring in the leaves
And with the wind
Will come and swell the flames
Once again… once again

Une chanson qui remue dans les feuilles
Et qui, avec le vent,
Viendra amplifier les flammes
Encore une fois … encore une fois

Handsome man
Can i ask you this
this
I know we’ve both been loved
And we’ve both been kissed
kissed

Bel homme
Puis-je te demander cela,
Cela…
Je sais que nous avons été tous les deux aimés
Et nous avons tous les deux été embrassés,
embrassés

But when the hounds are sleeping
And we’re ninety three
Will you tell me
The story of you and me ?

Mais quand la meute sera endormie
Et que nous aurons 93 ans
Me raconteras-tu
L’histoire de toi et moi ?

And how everything changed
When your handsome man walked by
With his head in the clouds
And the stars caught in his eyes

Et comment tout a changé
Quand ton bel homme est passé par là
Avec sa tête dans les nuages
Et des étoiles accrochées dans ses yeux

When the world goes crazy
And you forget where you belong
Handsome man I’ll tell you

Quand le monde devient fou
Et que tu oublies où est ta place
Bel homme je te le dirai

When there’s nothing
Left to sell you
Handsome man I’ll tell you
With a song

Quand il ne reste plus rien
A te vendre
Bel Homme, je te le dirai
Avec une chanson

 

 

Source photo : Looking – Saison 2, épisode 9

 

Voici un magnifique poème de Rûmi mis en musique par Amand Amar pour accompagner le film réalisé par Nacer Khémir dans lequel il raconte un épisode de la vie du grand poète et mystique soufi Rûmi, un des piliers fondateurs du soufisme,  Bab’Aziz, Le Prince qui contemplait son âme (2016).

L’histoire raconte de manière poétique, le périple d’une petite fille, Ishtar, qui accompagne son grand-père, bien vieux et devenu aveugle, Bab’Aziz (Rûmi) dans le désert, sous prétexte de se rendre à une réunion de derviches qui n’a lieu que tous les trente ans.

– (Ishtar) Bab’Aziz, nous allons sûrement nous perdre dans le désert…
– (Bab’Aziz) Ishtar, ceux qui sont en paix avec eux-mêmes ne peuvent perdre leur chemin.

Le film raconte en fait les derniers instants du sage. Pour Bab’Aziz, il s’agit en fait d’aller rejoindre sa tombe, délimitée par un carré de cailloux. Mais le voyage s’avère plein de surprises et de rencontres, occasions pour le vieux sage de distiller son amour de la vie et sa sagesse.

Alors que Bab’Aziz défait son turban et s’assied sur sa propre tombe pour attendre la mort, un jeune homme lui demande pourquoi il est si calme :

La mort est la fin de toute chose » dit le jeune homme en pleurant.
Comment cela peut être la fin de quelque chose quand il n’y a pas de début ?  » répond le vieil homme avec douceur.

La danse des atomes (qu’on appelle souvent le poème des atomes) nous raconte la communion ente toutes choses de l’univers et ce fil ténu et invisible qui fait que tout tient. Tous les atomes dansent. Le soleil, le vent, le désert et les hommes-mêmes. Tous et chacun, nous sommes invités à entrer dans la danse…

La musique a été composée par Armand Amar, d’après des paroles du célèbre mystique persan Rûmi.  Les chanteurs sont Haroun Teboul , puis Salar Aghili .

 

Ô Jour, lève-toi!
Fais resplendir ta Lumière, les atomes dansent.
Grâce à Lui l’Univers danse, les âmes dansent, éperdues d’extase,
libérées du corps et de l’esprit,
Je te murmurerai à l’oreille où les entraîne leur danse.

Tous les atomes dans l’air et dans le désert dansent,
étourdis et ivres dans un rayon de lumière,
comme fous.

Tous ces atomes ne sont pas si différents de nous,
heureux ou malheureux,
hésitants et déconcertés
Nous sommes tous des Êtres dans le rayon de lumière du Bien-Aimé,
au-delà des mots.

Rûmî

 

 

 

Photo : le danseur Roberto Bolle, par Bruce Weber, photo publiée par homotography

 

Dans la série des plus belles chansons que l’humanité ait produites…

Quand l’amour est décrit de telle manière qu’il se donne presque à voir à comprendre, à saisir. Mais c’est juste pour nous inviter à aller plus loin car déjà, plus loin,il nous précède. Mais, tout est clair dans notre monde…pour la première fois de ma vie, je peux voir, je peux sentir, … Tout est déjà là, rien à conquérir. juste accepter et s’abandonner. Tout est clair dans mon coeur…

 

Oh My Love (Oh Mon Amour) – John Lennon

Oh my love for the first time in my life
My eyes are wide open
Oh my lover for the first time in my life
My eyes can see

Oh mon amour pour la première fois de ma vie
Mes yeux sont grands ouverts
Oh mon amour pour la première fois de ma vie
Mes yeux peuvent voir

I see the wind, oh I see the trees
Everything is clear in my heart
I see the clouds, oh I see the sky
Everything is clear in our world

Je vois le vent, oh je vois les arbres
Tout est clair dans mon coeur
Je vois les nuages, oh je vois le ciel
Tout est clair dans notre monde

Oh my love for the first time in my life
My mind is wide open
Oh my lover for the first time in my life
My mind can feel

Oh mon amour pour la première fois de ma vie
Mes yeux sont grands ouverts
Oh mon amour pour la première fois de ma vie
Mon esprit peut ressentir

I feel the sorrow, oh I feel the dreams
Everything is clear in my heart
I feel life, oh I feel love
Everything is clear in our world

Je ressens le chagrin, oh je ressens les rêves
Tout est clair dans mon coeur
Je ressens la vie, oh je ressens l’amour
Tout est clair dans notre monde

 

Trois fois rien à faire pour transposer cette belle chanson en un chant d’amour mystique… Il suffit de se laisser aller à être cette rose, peu de chose, mais destinée à s’épanouir au soleil, à offrir ses couleurs, puis s’effacer pour entrer dans l’éternité… « Pourtant j’étais belle, Oui, j’étais la plus belle Des fleurs de ton jardin… »

Mon amie la rose

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l’a dit ce matin

A l’aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille

Pourtant j’étais très belle
Oui, j’étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l’a dit ce matin

Vois le dieu qui m’a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J’ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus

Tu m’admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j’ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait

Crois celui qui peut croire
Moi, j’ai besoin d’espoir
Sinon je ne suis rien

Ou bien si peu de chose
C’est mon amie la rose
Qui l’a dit hier matin

 

Paroles/Musique : Cecile Caulier / Jacques Lacome

 

Photo : Carlos Blank photographié par Pedro Lollet pour Summer Diary Project, Caracas – Venezuela

James Charles

Une page de Bible vaut-elle une vie? Cette question ne vient pas de moi. Elle se trouve dans la belle chanson « The village » que Wrabel vient de dédier aux personnes transsexuelles pour exprimer la douleur de leur chemin à devenir qui ils/elles sont vraiment, en marge de la société, envers et contre toute apparence et convenance, souvent et presque toujours dans l’incompréhension et parfois le rejet de leurs proches. Le village, c’est donc la société en général, mais pas la société de masse, anonyme et multiculturelle. Non, le village, c’est le bourg dans lequel on vit, avec sa famille, ses voisins, ses camarades de classe ou de travail, les gens qu’on croise tous les matins en allant chercher son pain, promener son chien ou en se rendant à l’office religieux.

Et pourtant, ce n’est pas faute d’essayer d’être comme leur genre, leur sexe, leur apparence semblent dire qui ils ou elles sont, quitte à prier pour changer, à supplier Dieu, à appeler à l’aide, à se désespérer aussi puisqu’il ne répond pas à cette prière… Il en faut de la force et du courage pour comprendre que la libération ne peut être que dans l’acceptation de ce qu’on est. Et dans le combat pour que ce soit, alors qu’on aurait tellement voulu que cela soit naturel et facile, comme une plume qui vole dans le vent,une feuille qui se pose sur le sol, une araignée d’eau qui glisse avec douceur sur l’eau…

Alors, oui, je l’avoue, je suis touché particulièrement par le deuxième couplet de cette chanson dans lequel Wrabel exprime en gros le message suivant : Je vais à l’office le dimanche, ça devrait être un jour de paix, mais non, je suis un pécheur, je vais aller en enfer. Et des millions de fois j’ai dit les prières avec et comme les autres… C’est comme un mensonge bien enfoui dans la conscience des gens de foi, des disciples… Une condamnation silencieuse ou pas qui fait mourir à petit feu d’une male mort. Qn dirait que, sous prétexte de respecter la foi qu’on croit recevoir de la Bible, une page de la Bible ne vaut pas une vie…

Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond dans le village !

The village / Le village
par Wrabel

No, your mom don’t get it
And your dad don’t get it
Uncle John don’t get it
And you can’t tell grandma ’cause her heart can’t take it
And she might not make it
They say, « don’t dare, don’t you even go there. Cutting off your long hair. You do as you’re told. »
Tell you, « wake up, go put on your makeup. This is just a phase you’re gonna outgrow. »

Non, ta mère ne l’entend pas
Et ton père ne l’entend pas
Oncle John ne l’entend pas
Et tu ne peux pas le dire à grand-mère car son cœur ne peut pas le prendre
Et elle pourrait ne pas y résister
Ils disent: « Ne t’y aventure pas, n’y va même pas. Coupe tes longs cheveux. Tu fais ce qu’on t’on te dit. »
Répète-toi, « réveille-toi, mets ton maquillage. Ce n’est qu’une phase que tu vas dépasser ».

There’s something wrong in the village
In the village, oh
They stare in the village
In the village, oh
There’s nothing wrong with you
It’s true, it’s true
There’s something wrong with the village
With the village
There’s something wrong with the village

Il y a quelque chose qui ne va pas avec le village
Dans le village, oh
Ils ont le regard fixe dans le village
Dans le village, oh
Il n’y a rien de mal avec toi
C’est vrai, c’est vrai
Il y a quelque chose qui ne va pas avec le village
Avec le village
Il y a quelque chose qui ne va pas avec le village

Feel the rumors follow you from Monday all the way to Friday dinner
You got one day of shelter, then it’s Sunday hell to pay, you young lost sinner
Well I’ve been there, sitting in that same chair
Whispering that same prayer half a million times
It’s a lie though
Buried in disciples
One page of the Bible isn’t worth a life

Tu sens que les rumeurs te suivent du lundi jusqu’au vendredi soir
Tu as gagné un jour d’asile, et c’est dimanche, l’enfer à payer, toi, jeune pécheur perdu
Eh bien, je suis allé là-bas, m’assoir dans cette même chaise
Chuchotant cette même prière un demi-million de fois
C’est un mensonge
Enfoui dans les disciples
Une page de la Bible ne vaut pas une vie

There’s something wrong in the village
In the village, oh
They stare in the village
In the village, oh
There’s nothing wrong with you
It’s true, it’s true
There’s something wrong with the village
With the village
There’s something wrong with the village

Il y a quelque chose qui ne va pas avec le village
Dans le village, oh
Ils ont le regard fixe dans le village
Dans le village, oh
Il n’y a rien de mal avec toi
C’est vrai, c’est vrai
Il y a quelque chose qui ne va pas avec le village
Avec le village
Il y a quelque chose qui ne va pas avec le village

Photo : James Charles, cover-boy pour Maybelline