Et pendant que je me tenais là, j’ai vu plus que ce que je peux dire et compris plus que ce que j’ai vu; car je voyais d’une manière sacrée les formes de toutes choses dans l’esprit, et la forme de toutes les formes telles qu’elles doivent vivre ensemble comme un seul être. Et j’ai vu que le cerceau sacré de mon peuple était l’un des nombreux cerceaux qui formaient un cercle aussi large que le jour et la lumière des étoiles. Au centre, un puissant arbre à fleurs abritait tous les enfants d’une mère et d’un père. Et j’ai vu que c’était saint.


Black Elk (1863-1950)
Heȟáka Sápa
Holy Man of the Oglala Sioux


Source image: oeuvre de Kelly Latimore

« Il y a un petit problème avec Noël.
Le nouveau-né que l’on célèbre, on va le massacrer quelques mois après, à Pâques…

Et puis on apprend que de ce massacre, on ne nous en veut pas.
C’est la plus vaste énigme qui soit :
celle de Pâques est plus grande que celle de Noël,
mais elles sont liées, comme les deux faces de la même pièce.

Qui n’a pas vu la terreur dans les yeux d’un nouveau-né ? Il faut imaginer une étoile tombée jusque dans la chambre surchauffée d’une maternité. Cette étoile ne comprend pas où elle est, ni ce qu’elle fait, et elle commence à ressentir les tremblements de la faim et de la soif, des menaces dont elle ne sait pas le nom.

L’extraordinaire est que celui qui est le plus exposé soit le plus grand donateur. Car évidemment, rien n’est plus réjouissant qu’un bébé. Mais comment quelqu’un qui est mis en danger à chaque seconde de sa vie, quelqu’un qui est aussi anxieux, peut-il nous réjouir autant ? Un nouveau-né est le croisement de la plus grande angoisse et du plus grand apaisement.

On ne peut résoudre ce paradoxe.
Mais à l’entrevoir,
on sait qu’on a une réponse absolument informulable
à nos interrogations sur le sens de la vie.

Christian Bobin, abécedaire intime de Noël in La Vie

Source photo : The Conversation

 

J’embrasse qui je veux.

Quand je veux.

Où je veux.

J’embrasse la vie.

J’embrasse le monde.

J’embrasse le ciel, les étoiles et la nuit.

 

Ash,

Publié le 15 sept 2018 sur son tumblr
#ASH MY LIFE

Photo : love-for-boys.tumblr.com. Nota Bene : L’auteur du blog a annoncé la fin prochaine de ses publications du fait des nouvelles normes très restrictives que Tumblr appliquera dès décembre 2018.








« On est en train de courir le plus vite possible dans la pire des directions :

La direction de la compétition,
la direction de la destruction des uns par les autres,
c’est une folie totale.

Ce qui me semble par exemple monstrueux, c’est de penser que l’on a pris
comme moteur de notre société occidentale la compétition,
il faut être meilleur que l’autre pour passer devant l’autre…

Mais songeons à ça :

Pour devenir moi, j’ai besoin du regard de l’autre,
J’ai besoin de tisser des liens avec lui ;
dès que je suis en compétition avec lui, je ne tisse plus de liens,
et par conséquent je suis en train de me suicider.

C’est ça qu’on devrait nous dire : Toute compétition est un suicide. »

Albert Jacquard

(Photo : @Joss Mooney)

(vu sur page de At’N go)