Ce n’est qu’au tout dernier moment
Je n’étais plus qu’à quinze centimètres de ses lèvres
Que je réalisai à son recul nos différences culturelles ,
Et il s’en alla à l’autre bout de la pièce …
Mais cela ne me gêna pas !
Je le rejoignis vite !
Tant pis pour la culture pensais-je !
Nous verrons ça demain !!
J’avais raison !
Demain fut un autre jour …. !!
Car il ne recula pas!
Le mur l’en empêcha …..
h

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Evidemment…Ash a toujours autant de talent !

Source texte : blog tumblr & Facebook de Ash. D’autres textes de Ash sur son blog wordpress: a href= »https://anrihenrri.wordpress.com »>anrihenrri.wordpress.com
Source photo : un graph apparu sur les murs de Paris en 2013

Mais qu’est-ce qui est le plus séduisant dans cette chanson? La beauté des accords folk de la guitare? La voix douce et sensible du chanteur? Les paroles énigmatiques qui invitent à aller plus loin? La beauté androgyne du bel Elias Dris qu’il nous révèle dans son clip et qu’il assume tranquillement dans ses différentes interviews (voir par exemple ici)? Je vous laisse découvrir…

Elias Dris – Golden Crown / La couronne d’or


One day I’ll forget the pain
And I’ll go far away.
Don’t say you’ve not been hurt
You must feel this thorn inside you heart.
It’s your turn, your turn.

The most beautiful flowers fade and sting
But you already know all these things,
You teach them to me.
You teach them to me.

I started my life with a suitcase full of stones.
While you were wearing your blond hair
Like a golden crown.
I was left alone with the crows and the bones.

The most beautiful flowers fade and sting
But you already know all these things,
You teach them to me.
You teach them to me.

 

Un jour j’oublierai la douleur
Et j’irai loin.
Ne dis pas que tu n’as pas été blessé
Tu dois sentir cette épine dans ton cœur.
C’est ton tour, ton tour.

Les plus belles fleurs se fanent et piquent
Mais tu connais déjà toutes ces choses,
Tu me les enseignes.
Tu me les enseignes.

J’ai commencé ma vie avec une valise pleine de pierres.
Pendant que tu portais tes cheveux blonds
Comme une couronne d’or.
Je suis resté seul avec les corbeaux et les os.

Les plus belles fleurs se fanent et piquent
Mais tu connais déjà toutes ces choses,
Tu me les enseignes.
Tu me les enseignes.

Marche des fiertés au Mexique, 10 juin 2018

C’est quoi une vie d’homme?
C’est le combat de l’ombre et de la lumière.
C’est une lutte entre l’espoir et le désespoir,
entre la lucidité et la ferveur.

Je suis du côté de l’espérance,
mais d’une espérance conquise, lucide,
hors de toute naïveté.

Aimé Césaire

Source photo : Marche des fiertés au Mexique, le 10 juin 2018. Photo de Luis Gonzalez/ Reuters publiée par Courrier International

Du haut de ton improbable suffisance,
tu sembles contempler le monde comme s’il t’appartenait.
Tu offres à la vue du quidam ton incandescente beauté,
prémice de désirs ennivrants.
Ta juvénile insouciance n’a cure des contraintes du corps.
Tout t’est dû, tout t’est donné.
Tu contemples les oiseaux du ciel qui n’engrangent ni ne gaspillent.
Tu n’as pour vêtement qu’une écharpe de lin blanc,
tel un lys des champs vêtu par l’artiste des temps.
Tes yeux balaient l’horizon,
royaume sans frontière dont tu es prince,
Fils de Roi.

At N’go, juin 2018

source photo : « Corps masculin nu », une oeuvre de Georgi Mladenov – Gio Art

Source texte : page facebook de At N’go