Jay-Khan-Nacht

NACKT by Jay Khan

NOUS SOMMES NUS !

Du kleidest dich in deinem Wohlstand, Versteckst dich im Klischee
Vous vous drapez magnifiquement dans votre opulence,
Vous représentez le stéréotype parfait de la prospérité
Du klammerst dich voll stolz an Treibsand in einem goldenen See
Les sables mouvants ne peuvent vous avaler, vous nagez déjà dans un océan d’or.
Du kaufst dir täglich neue Masken und hoffst das keiner fragt
Vous vous achetez un nouveau masque chaque jour et vous espérez  que personne ne va vous demander
wie dein Gesicht dahinter aussiehst, weil du es nicht kapierst
quel est vraiment votre visage derrière, car vous ne comprenez pas :
WIR SIND NACKT
NOUS SOMMES NUS !

Unter unserem Namen fließt das gleiche Blut (WIR SIND NACKT)
Derrière nos noms différents, coule le même sang (NOUS SOMMES NUS)
Tief in uns vergraben hab ein Bißchen Mut (WIR SIND NACKT)
Au fond de chacun d’entre nous, il y a un peu de valeur (NOUS SOMMES NUS)
Unter deinem Kragen gibt’s kein arm und reich (WIR SIND NACKT)
En dessous du cou, il n’y a pas de riche ou de pauvre (NOUS SOMMES NUS)
Denn hinter ihren Farben sind alle Menschen gleich (WIR SIND NACKT)
Parce que, au delà de leur couleur, les êtres humains sont tous égaux (NOUS SOMMES NUS)

Jay-Khan-Nacht-2

Du fürchtest dich vor allem Fremden, zeigst keinen dein Gesicht
Vous avez peur de l’étranger, vous ne montrez jamais votre véritable moi
Du warst noch nie in anderen Ländern, Traust deinen Freunden nicht
Vous n’êtes jamais allé dans un autre pays, vous ne faites confiance même pas à vos amis
Du hältst das Meer deiner Gefühle in aber tiefer Macht
Vos émotions sont profondes comme la mer mais vous les gardez en bouteille,
avec encore plus de fureur,[que la mer]
und verkneifst dir jede Regung weil du es nicht kapierst
Et vous ne vous autorisez pas à ressentir une seule émotion, car vous ne comprenez pas :
WIR SIND NACKT
NOUS SOMMES NUS

Unter unserem Namen fließt das gleiche Blut (WIR SIND NACKT)
Derrière nos noms différents, coule le même sang (NOUS SOMMES NUS)
Tief in uns vergraben hab ein Bißchen Mut (WIR SIND NACKT)
Au fond de chacun d’entre nous, il y a un peu de valeur (NOUS SOMMES NUS)
Unter deinem Kragen gibt’s kein arm und reich (WIR SIND NACKT)
En dessous du cou, il n’y a pas de riche ou de pauvre (NOUS SOMMES NUS)
Denn hinter ihren Farben sind alle Menschen gleich (WIR SIND NACKT)
Parce que, au delà de leur couleur, les êtres humains sont tous égaux (NOUS SOMMES NUS)

Irgendwo ist Licht
Il y a quelque part une lumière
ein heller Fleck im Licht
Une lueur d’espoir dans la lumière
öffnet eine Tür
Une porte qui s’ouvre
ein neuer Weg für dich
une autre façon de faire pour vous
du wartest Stundent auf irgendjemand der dich am Kragen packt
Mais vous attendez encore qu’il y ait quelqu’un qui vous saisisse par le collet
der dich schüttelt bis du atmest has du es jetzt kapiert???
et vous secoue pour vous réveiller, est-ce que vous comprenez maintenant ?
WIR SIND NACKT
NOUS SOMMES NUS

Unter unserem Namen fließt das gleiche Blut (WIR SIND NACKT)
Derrière nos noms différents, coule le même sang (NOUS SOMMES NUS)
Tief in uns vergraben hab ein Bißchen Mut (WIR SIND NACKT)
Au fond de chacun d’entre nous, il y a un peu de valeur (NOUS SOMMES NUS)
Unter deinem Kragen gibt’s kein arm und reich (WIR SIND NACKT)
En dessous du cou, il n’y a pas de riche ou de pauvre (NOUS SOMMES NUS)
Denn hinter ihren Farben sind alle Menschen gleich (WIR SIND NACKT)
Parce que, au delà de leur couleur, les êtres humains sont tous égaux (NOUS SOMMES NUS)

jay-khan-nackt-und-kahl-hier

salle de garde Mignot

Salle de garde Mignot à Versailles

L’humour des carabins a toujours été spécial.
Sorte de démesure et de cynisme désabusé sur le corps humain,
empreints de sexualité débridée, de codes et de rites,
parfois jugés barbares jusque dans leurs bizutages.

Est-ce que la vue des corps humains dénudés,
dans leur beauté, dans leur laideur,
y est pour quelque chose ?

Ou bien le désappointement,
né d’un sentiment de toute puissance face au mystère de la guérison et de la vie
et qui fait tout relativiser, tout critiquer, tout déraisonner ?

Peut-être simplement le besoin d’évacuer la pression face à la souffrance côtoyée chaque jour,
le sentiment d’impuissance face aux maladies inexorables et la proximité certaine de la mort,
le besoin de dérision et de rire des corps, de la génitalité , de la sexualité,
quand tout ça…pour ça.

Pour finir comme ça.

 

Un ami médecin m’a confié un jour
qu’en caricaturant un peu, juste un peu,
on pouvait trouver deux grands familles de médecins :
les bienfaiteurs de l’humanité et… les fous, disait-il.

Les bienfaiteurs, toujours charitables, toujours aidants, toujours bienveillants,
parfois au risque de vous étouffer de prévenance, de bienveillance, de gentillesse,
de préconisations,  – de prescriptions ! –
tellement ils voudraient soulager votre souffrance, vous guérir, vous rendre heureux !

Les fous, ceux en qui ce rapport intime avec la vie et la mort,
alimente un sentiment de toute puissance.
Ils savent tout sur tout, ils savent mieux que tout le monde,
ils savent et vous regardent parfois cette hauteur,  qui frôle le mépris,
parce que vous ne savez pas, vous,
vous n’avez pas de pouvoir sur la vie, sur les gens,vous, quoi, alors !
Il paraît qu’on en trouve quelques-uns en politique,
la plupart se contenteront des insignes de l’argent.
Puissance, quand tu nous tiens !

 

Cet ami me disait que ces deux profils étaient reconnaissables dès la fac de médecine.

 

Quoiqu’il en soit,
la confrontation avec des corps souffrants, mutilés, déformés,
ça a de quoi troubler son bonhomme (ou sa bonne femme) d’une vingtaine d’années,
tout juste sorti de l’adolescence,
qui jusque là ne connaissait des corps que ce qui sert à conter fleurette,
et à qui on n’avait jamais dit qu’en médecine, des corps humains
c’est aussi du “matériel” (sic) sur lequel s’entraîner.
Et qu’éventuellement, pendant les études, si pas assez de décès et pas assez de matériel,
eh bien…rentrez chez vous, on ne pourra pas travailler aujourd’hui !

 

Besoin d’évacuer, besoin de rire,
besoin tout à la fois d’éprouver et de se moquer du plaisir des corps
et de la génitalité.
Dans ce contexte, ça peut paraître tellement dérisoire, tout ça.

Humour fameux et obscène des carabins…

 

Ben oui.
Alors sur les murs de certaines salles de garde,
on trouve des représentations de scènes dénudées et à connotation sexuelles.
On peut s’émouvoir, se choquer.

En France , une ministre s’émeut.
Viendra-t-elle, elle-même, soigner nos corps souffrants ?
 
Z.
 
>>>>>>  Pour en savoir plus,lisez l’article publié sur slate.fr : la Tradition des scènes obscènes des salles de garde des hôpitaux parisiens  <<<<<<<

 

source : naturehom.net

L’homme et les deux arbustes.
Il les regarde pousser.

Au départ,
les arbustes prenaient leur temps,
mais au fil des années,
ils ont accélérés leur métamorphose.

Un choix alors s’imposait,
soit les laisser libre ou les tailler.
Il choisit de les tailler.
Est-ce la bonne solution pour l’homme dans cette vie?
L’homme et le tapis de pelouse à la verticale.
L’imaginaire en pleine effervescence.
L’herbe peut pousser de toute manière comme tous végétaux.
Ainsi ce tapis de verdure s’apparente à l’immensité du ciel verdoyant.

Le fait juge l’homme, la femme, dont le cœur ne sait pas comme on aime, et qui n’ont pas connu la douceur de pleurer. Les êtres homme, femme sont égaux : ce n’est pas la naissance, c’est la seule vertu qui fait la différence.

[source : naturehom.net]

Rapanui-s-naked-office

Drôle d’histoire.

Cela commence par une idée idiote de la télévision.

Quelqu’un – un expert ! – viendrait nu dans l’entreprise pour améliorer la production,

et la télévision filmerait le processus.

 

Etre nu au bureau, the naked office.

 

Les employés de cette jeune entreprise, libres, décomplexés disent oui.

Voilà une occasion de mettre leur travail orienté à la fois sur la mode et l’eco-conception.

S’il faut se mettre nu pour faire réfléchir à la provenance de nos vêtements,

la manière dont ils sont fabriqués,

s’ils respectent ou non l’environnement,

quelle importance ?

masturbation

 

J’ai toujours aimé être nu

Et n’ai jamais osé.

 

Pourquoi ?

Parce que ce n’était pas mon éducation,

L’habitude familiale.

 

Pas vraiment de contraintes,

Pas de répréhensions ;

Mais ça ne se faisait pas d’être nu.

Sans mots, sans explications,

J’ai intégré que ça ne se faisait pas.

 

Alors, comment découvrir mon corps ?

L’aimer, l’accepter, l’assumer ?

 

Ca a été bien chaotique.

 

La nudité était bannie de la famille.

Je n’ai pas vu mes parents nus,

Et conséquence, très vite,

J’ai reproduit la même attitude.

Ils ne me voyaient pas nu

Personne ne me voyait nu.

 

Mes amis, ma classe d’âge,

non plus,

n’avaient  pas cette liberté

d’être nus.

 

Mais mon corps …

Lui, aurait voulu que je l’accepte,

Que je le reconnaisse,

Que je le flatte,

Peut-être, même…

 

Comment on fait cela ?

Comment on accepte cela

Quand on a commencé à le faire ?

Comment on s’accepte soi-même

Avec son corps,

Et ce qu’il est ?

 

Ses imperfections, ses courbes,

Sa vérité…

 

Comment on accepte la masturbation

Dans le secret,

Alors qu’on est pris dans ce dilemme terrible

A deux entrées :

Ça ne se fait pas, c’est pas bien,

Et,

C’est tellement bon,

C’est tellement moi…

?

 

Mes parents n’étaient pas très religieux.

En tout cas, ils ne m’ont tenu aucun discours religieux sur ce sujet.

J’ai donc tout inventé, tout sublimé, tout fantasmé, tout seul.

Puisqu’on n’en parlait pas,

Idée que ça ne se fait pas,

Que ce n’est pas bien.

Et puis éveil spirituel inné,

Quelques lectures bêtasses

d’ouvrages religieux ringards

– les seuls autorisés ou accessibles –

Que c’est péché,

Que c’est contre Dieu,

Non, vraiment, ça ne se fait pas….

Des années à se culpabiliser

Pour la masturbation..

 

La faute à personne…

Seulement à ma naïveté.

 

Comme l’Eglise est ringarde parfois.

 

Elle ne le fait même pas exprès.

 

Zabulon