Graham Nash – Try to find me / Essaie de me trouver/strong>


I’m In Here,
With A Lonely Light,
But Maybe You Can See Me.
Oh, And I’m In Here,
With My Mind On Fire.

Do Your Best And Try To Find Me.

Under Me,
There’s A Lovely Light
That Screams For A Little Daylight.
Oh, And Through My Eyes,
I Can See For Sure
That My Soul Shines On.

So Try To Find Me.

`Cause I’m Trapped In The Web Of A Dark Night.
Won’t You Please Be My Bridge In the Daylight?
‘Cause When I Know I Am Loved, I Am All Right.

So Try To Find Me.
Try…

Try To Find Me
`Cause I’m Trapped In The Web Of A Dark Night.
Won’t You Please Be My Bridge In the Daylight?
‘Cause When I Know I Am Loved, I Am All Right,
All Right, all right…

So Try To Find Me.

Oh, Hear My Heart.
It’s The Same As Yours,
But It Beats With A Distant Thunder.
Oh And I’m Still In Here
With My Heart So Pure.
I Can Say No More.

But Won’t You Unlock My Door,

And Try To Find Me.

 

Je suis là,
Avec une lumière esseulée,
Mais tu peux peut-être me voir.
Oh, et je suis là,
Avec mon esprit en feu.

Fais de ton mieux et essaie de me trouver.

Au fond de moi,
Il y a une jolie lumière
Qui crie après un peu de lumière du jour.
Oh, et à travers mes yeux,
Je peux voir pour sûr
Que mon âme brille.

Alors essaie de me trouver.

Parce que je suis coincé dans la toile d’une nuit noire.
Ne veux-tu pas, s’il te plaît, être mon pont vers la lumière du jour?
Quand je sais que je suis aimé, je vais bien.

Alors essaie de me trouver.
Essaie…

Parce que je suis coincé dans la toile d’une nuit noire.
Ne veux-tu pas, s’il te plaît, être mon pont vers la lumière du jour?
Quand je sais que je suis aimé, je vais bien.
Je vais bien,
je vais bien…

Alors essaie de me trouver.

Oh, entends mon coeur.
C’est le même que le tien,
Mais il bat avec un bruit de tonnerre au loin.
Oh et j’en suis toujours là
Avec mon coeur si pur.
Je ne peux pas dire plus.

Mais ne veux-tu pas déverrouiller ma porte

Et essayer de me trouver ?

Papa est parti
Maman n’est pas gentille
Je suis si seul

Papa est parti hier
Maman n’est pas gentille
depuis si longtemps
J’ai grandi seul

Papa est parti
il était gentil
Maman n’est pas gentille
Ainsi sont toutes les filles?

Papa est gentil
faible et gentil, si fragile
Maman est imprévisible
Un jour oui oui, un jour non, et que ça file !

Non, pas d’amis ici
Non, pas d’amis là-bas
Le monde est dangereux
Les gens ne le voient pas?

Papa est gentil
Maman est imprévisible
Et je suis seul

Et puis j’ai grandi
Devenu un homme maintenant
Et toujours ce petit garçon
au fond de moi, qui crie
Je me sens si seul et incompris.

Z.

Source image : Kirill Sokolovsky, danseur au Vaganova Ballet Académie (Russie)

Celui qui opte pour l’intériorité doit avoir pour compagne durant ses premiers pas la solitude. Nul ne saurait l’éviter.

… On chemine seul en raison de sa singularité, non par choix mais par nécessité.

Marie-Madeleine Davy, « L’homme intérieur et ses métamorphoses »,
Desclée de Brouwer, 1987

(cité par Loquito in anotherdaylight, le 22 novembre 2013)

vivant

Tu me manques, Vincent, tu me manques.
Tellement.

Depuis que je t’ai perdu,
Je cherche l’amour partout
Et je ne le trouve pas.

D’abord j’ai nié, dénié et renié.
J’ai fui
Loin, loin, si loin…
De moi-même.

C’était tellement dur.
Tu étais ma vie,
Mon souffle,
Mon partage,
Mon bonheur.
Je vivais grâce à toi, avec toi, par toi.

Tu te souviens, nos rêves fous,
Les mêmes que nous faisions à distance ?
Tu te souviens nos intuitions, nos délires
Et cette complicité entre nous
Sans qu’il n’y ait besoin d’aucun mot.

Dans la même pièce sans nous regarder
Je sentais ton cœur battre à l’unisson du mien
Et je savais quels étaient tes émois, tes pensées, tes folies.

Le monde entier nous appartenait,
Nous allions le refaire, le parfaire, l’embellir.
Tout était facile, tout était possible.

Oh comme tu me manques.
Comme c’est dur d’avoir été séparés après s’être trouvés.
Comme c’est dur,
Avec ces années de recul,
De s’apercevoir que les chiens qui nous ont séparés
Nous ont volé notre bonheur.

Mais ça ne se fait pas d’être homosexuel, n’est-ce pas,
Dans notre milieu.
Ca ne se faisait tellement pas
Que, même nous, on s’en est convaincu.

J’ai essayé, Vincent,
J’ai essayé
Et je n’y arrive pas.

J’ai essayé,
Et le silence m’a rattrapé.
Pas le bon silence, tu sais.
Non, le silence qui est le vide, le néant.
Celui qui te dit que tu n’es rien,
Que tu ne sers à rien,
Qu’il n’y a rien pour toi par là.

Et je me suis souvenu.
Forcément je me suis souvenu.

Avec toi,
Il n’y avait pas de silence
Même quand nous ne parlions pas.

C’est dur, tu sais, c’est dur.
Parce que je sais bien qu’on ne se retrouvera pas.
Tu dois vivre, comme je l’ai fait,
Ta petite vie d’hétéro, réelle ou cachée,
Tout en me méprisant encore
De t’avoir fait découvrir
Que tu aimais un garçon.
Comme si j’y étais pour quelque chose !

C’est dur, tu sais, c’est dur.
Je ne sais pas si je suis capable d’aimer
Quelqu’un d’autre que toi
Et pourtant j’en ai tellement besoin.

L’ami Ash me dit que j’aime l’idée d’aimer
Et que je confonds ça avec l’amour.
Il a raison, probablement.
Et qu’est-ce que j’y peux ?

On ne refait pas sa vie, n’est-ce pas ?
Je ne peux pas revenir en arrière,
Recommencer, se faire des promesses que cette fois on tiendrait
Sans se laisser influencer par ceux qui n’aiment pas
Que les garçons aiment les garçons.

Mon cœur,
Ma vie.

Jamais
Je n’ai entendu quelqu’un prononcer mon prénom avec tant de douceur
Et de vérité que par toi.

Quand tu me regardais,
Quand tu me parlais,
Quand tu m’écrivais,
Quand tu murmurais mon nom,
J’étais vivant.

C’est cette vie
que je cherche à nouveau
mais tu n’es pas là.

Tu es dans les fins fonds de ma mémoire,
tu es à l’âge du sortir de l’adolescence,
mon premier amour que j’appelle amitié
à un moment où on ne sait pas ce qu’est l’amour.

C’est beau, absolu, désintéressé.
Une fois pour toutes
c’est le bonheur
ou sa promesse.

Comment vais-je retrouver cela?

Z – 4 décembre 2016

Source photo : Fu’ad Ait Aattou et Louis Prades