Graham Nash – Try to find me / Essaie de me trouver/strong>


I’m In Here,
With A Lonely Light,
But Maybe You Can See Me.
Oh, And I’m In Here,
With My Mind On Fire.

Do Your Best And Try To Find Me.

Under Me,
There’s A Lovely Light
That Screams For A Little Daylight.
Oh, And Through My Eyes,
I Can See For Sure
That My Soul Shines On.

So Try To Find Me.

`Cause I’m Trapped In The Web Of A Dark Night.
Won’t You Please Be My Bridge In the Daylight?
‘Cause When I Know I Am Loved, I Am All Right.

So Try To Find Me.
Try…

Try To Find Me
`Cause I’m Trapped In The Web Of A Dark Night.
Won’t You Please Be My Bridge In the Daylight?
‘Cause When I Know I Am Loved, I Am All Right,
All Right, all right…

So Try To Find Me.

Oh, Hear My Heart.
It’s The Same As Yours,
But It Beats With A Distant Thunder.
Oh And I’m Still In Here
With My Heart So Pure.
I Can Say No More.

But Won’t You Unlock My Door,

And Try To Find Me.

 

Je suis là,
Avec une lumière esseulée,
Mais tu peux peut-être me voir.
Oh, et je suis là,
Avec mon esprit en feu.

Fais de ton mieux et essaie de me trouver.

Au fond de moi,
Il y a une jolie lumière
Qui crie après un peu de lumière du jour.
Oh, et à travers mes yeux,
Je peux voir pour sûr
Que mon âme brille.

Alors essaie de me trouver.

Parce que je suis coincé dans la toile d’une nuit noire.
Ne veux-tu pas, s’il te plaît, être mon pont vers la lumière du jour?
Quand je sais que je suis aimé, je vais bien.

Alors essaie de me trouver.
Essaie…

Parce que je suis coincé dans la toile d’une nuit noire.
Ne veux-tu pas, s’il te plaît, être mon pont vers la lumière du jour?
Quand je sais que je suis aimé, je vais bien.
Je vais bien,
je vais bien…

Alors essaie de me trouver.

Oh, entends mon coeur.
C’est le même que le tien,
Mais il bat avec un bruit de tonnerre au loin.
Oh et j’en suis toujours là
Avec mon coeur si pur.
Je ne peux pas dire plus.

Mais ne veux-tu pas déverrouiller ma porte

Et essayer de me trouver ?

 

Fratoun… quel chemin ! Depuis Zion by bus qu’il chantait sur les parvis de Montmartre, en nous donnant le décodeur « théologique », du haut de ses 15 ans, avec déjà cette étrange et gentille naïveté qui le caractérise, à ces chants plus engagés sur le monde. Dans la chanson ci-dessous, sur la migration et ses conséquences humaines terribles. Allusion aussi possible à la traite des noirs, façon « Nobody knows« . Mais pas seulement. Avec « No country for my soul« , nous devenons tous des migrants, nous sommes tous de passage avec une âme à sauver « qu’ils » n’auront pas – qui « ils » à propos ?

De ma famille ils m’ont arraché.
Et mes habits, ils me les ont volé.

Voilà que se superpose une autre histoire, celle d’un homme à qui on a arraché les vêtements, déjà, il y a environ 2000 ans, un homme qu’on a torturé, mis à mort, et ce fut assez vite, également, le sort de ses compagnons, de ses amis… Mais « ils n’ont pas eu leur âme… »

Et puis, moi, nous… Ne suis-je pas aussi un migrant sur cette terre ? Ne suis-je pas pieds et mains liés, ballotté par ce que d’autres, même bien intentionnés, voudraient pour moi ? Quand, à cause de mon orientation sexuelle, je suis écartelé entre le désir ou la nécessité de me conformer aux normes sociales et qu’au fond je sais mon être différent et vouloir se déployer autrement ?

« Ils » peuvent bien m’attacher, « je » peux bien m’attacher. Mes mains, mes pieds, empêchés de bouger. Oui, cette vie de déni ou de mépris, d’humiliation, d’empêchement d’être qui je suis. Mais, au fond, je le suis quand même. Et oui, « ils n’auront pas mon âme », tel que je suis, je serai accueilli par Celui qui ne juge pas.

 

No country for my soul

There is no land, no country for my soul
There is no land, no country for my soul
De mon pays ils m’ont enlevé,

De ma famille ils m’ont arraché.
Et mes habits, ils me les ont volé.
Et mes amis, ils ont torturé.
Mais jamais ils n’auront mon âme,
Jamais ils n’auront mon âme,
Jamais ils n’auront mon âme,
Jamais ils n’auront mon âme.

Ils m’ont pris, ils m’ont attaché
Et de mes mains ils m’ont séparé.
Puis c’est mes pieds qu’ils ont coupé,
Et ils riaient pendant que je leur criais
Que jamais ils n’auront mon âme,
Jamais ils n’auront mon âme,
Jamais ils n’auront mon âme,
Jamais ils n’auront mon âme.

Paroles & Musique : François-Joseph Ambroselli.
Arrangements : Les Guetteurs
(c) 2016 GE2L Editions / Rejoyce

Et toujours cette sincérité chez le leader des Guetteurs qui fait qu’on se sent bien avec lui. Fratoun ne fait pas que chanter. Quand il chante, il prie, il s’expose, il se donne. Et c’est beau.

Source photo: Jésus devant Pilate par Jon Mcnaughton

Mais qu’est-ce qui est le plus séduisant dans cette chanson? La beauté des accords folk de la guitare? La voix douce et sensible du chanteur? Les paroles énigmatiques qui invitent à aller plus loin? La beauté androgyne du bel Elias Dris qu’il nous révèle dans son clip et qu’il assume tranquillement dans ses différentes interviews (voir par exemple ici)? Je vous laisse découvrir…

Elias Dris – Golden Crown / La couronne d’or


One day I’ll forget the pain
And I’ll go far away.
Don’t say you’ve not been hurt
You must feel this thorn inside you heart.
It’s your turn, your turn.

The most beautiful flowers fade and sting
But you already know all these things,
You teach them to me.
You teach them to me.

I started my life with a suitcase full of stones.
While you were wearing your blond hair
Like a golden crown.
I was left alone with the crows and the bones.

The most beautiful flowers fade and sting
But you already know all these things,
You teach them to me.
You teach them to me.

 

Un jour j’oublierai la douleur
Et j’irai loin.
Ne dis pas que tu n’as pas été blessé
Tu dois sentir cette épine dans ton cœur.
C’est ton tour, ton tour.

Les plus belles fleurs se fanent et piquent
Mais tu connais déjà toutes ces choses,
Tu me les enseignes.
Tu me les enseignes.

J’ai commencé ma vie avec une valise pleine de pierres.
Pendant que tu portais tes cheveux blonds
Comme une couronne d’or.
Je suis resté seul avec les corbeaux et les os.

Les plus belles fleurs se fanent et piquent
Mais tu connais déjà toutes ces choses,
Tu me les enseignes.
Tu me les enseignes.

Nul n’a le droit en vérité
de me blâmer, de me juger
et je précise
que c’est bien la nature qui
est seule responsable si
je suis un homo… comme ils disent

 

(« Comme ils disent, Charles Aznavour)

Découvrir la formidable interprétation que Xam Hurricane fait de cette chanson pour l’émission The Voice, 2018 ! Le jeune chanteur (qui confiait récemment être bisexuel lors d’une émission de radio – voir ici) donne de sa personne, se travestit, se déshabille mais surtout donne des accents à cette chanson  qui la font rendre réelle, et même palpable, comme s’il racontait sa propre histoire. IMPRESSIONNANT !

Source photo : Xam Hurricane, interpétant « Comme ils disent » de Charles Aznavour, pour The Voice 2018.

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« Ne renonce jamais à cette vie qui est la tienne« … Ces paroles sonnent bizarrement alors qu’on apprend la mort du chanteur suédois Avicii et que les médias évoquent même son suicide (cf. The Huffington Post). La vie , la mort sont des mystères. Le désir de vivre aussi. Dans certaines parties du monde, on se bat pour survivre, après avoir tout perdu. Et ailleurs, ou dans les mêmes parties du mondes, certains n’y trouvent plus goût et s’en vont… Avicci nous a pourtant transmis une formidable énergie de vivre, et, même si ce n’est pas mon habitude de commenter l’actualité, j’ai envie, là, de republier mon post du 25 mars 2015, avec les paroles de sa chanson si revigorante « The nights »
 

Un jour mon père — oui, m’a dit,
« Fils, ne la laisse pas échapper »
Il m’a pris dans ses bras, je l’ai entendu dire :

« Quand tu vieillis
Ton cœur sauvage vivra des jours du temps où tu étais plus jeune,
Pense à moi si jamais tu as peur. »

Il a dit, « un jour tu quitteras ce monde
Alors, vis une vie dont tu rappelleras. « 
C’est ce que mon père m’a dit quand je n’étais qu’un enfant
Ce sont les nuits qui ne meurent jamais
C’est ce que mon père m’a dit.

Quand les nuages orageux commencent à t’envahir
Allume un feu qu’ils ne peuvent pas éteindre
Grave ton nom sur ces étoiles brillantes
Il a dit, « Avance toujours plus loin
Ne renonce pas à cette vie qui est la tienne
Je te conduirai où que tu sois. »

One day my father—he told me,
« Son, don’t let it slip away »
He took me in his arms, I heard him say,

« When you get older
Your wild heart will live for younger days
Think of me if ever you’re afraid. »

He said, « One day you’ll leave this world behind
So live a life you will remember. »
My father told me when I was just a child
These are the nights that never die
My father told me

When thunder clouds start pouring down
Light a fire they can’t put out
Carve your name into those shining stars
He said, « Go venture far beyond the shores.
Don’t forsake this life of yours.

I’ll guide you home no matter where you are. »
 
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Source des paroles originales en anglais de Avicii, « The nights », ici

photos : Matt Meola, roi du surf

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