Frero-Delavega-ami-perdu
Parfois on regarde les choses
Telles qu’elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu’elles pourraient être
En se disant pourquoi pas

Si l’on prenait le temps
Si l’on prenait le temps

J’ai perdu un ami
parce que je n’ai pas pris le temps…
Il me l’avait demandé pourtant
mais je n’avais pas ce temps
c’est dur à comprendre, je sais

J’ai perdu un ami
peut-être reviendra-t-il ?
Le plus probable est que non,
même si je sais que nous sommes liés.

Il lira peut-être, il saura,
que le temps je ne l’avais pas
et que mon impatience
n’était pas juste un caprice
ni une tentative de captation.

Il saura peut-être
que si le silence m’était si insupportable
c’est qu’il m’en rappelait d’autres,
et que toute insouciance même légitime
agissait en moi comme le poignard de l’indifférence.

J’ai perdu un ami,
toute explication, toute justification,
l’éloignera encore plus loin, je le sais bien.

Je n’ai pas eu le temps
Je n’ai pas eu le temps

de me taire, de faire silence,
de l’accueillir, de le respecter
dans ce qu’il attendait de moi.

J’ai de la peine et je n’en ai pas.
Il y a des choses contre lesquelles
on ne peut pas lutter,
un jour, il saura ou pas
et il reviendra ou pas.

Parfois on regarde les choses
Telles qu’elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu’elles pourraient être
En se disant pourquoi pas

Si l’on prenait le temps
Si l’on prenait le temps

Il y a par Frero Delavega

Pam pam pam padam pam pam pam pam
Pam pam pam padam pam pam pam pam
Il y a là la peinture
Des oiseaux, l’envergure
Qui luttent contre le vent
Il y a là l