joseph-charpentier[source photo : ici]

 

Je rêve du jour où le travail sera vraiment libération,
où l’on pourra agir selon son coeur
–  créer, faire,  servir, enseigner, etc. –
et en vivre sereinement,
sans crainte matérielle.

La société actuelle a tout misé sur le pouvoir marchand,
et son succédané le pouvoir financier.
Cela contribue à nous détourner de ce que nous sommes
jusqu’à nous faire oublier d’être parfois.

 

Or, il n’y a qu’un pouvoir qui compte,
celui d’être.

 

Viens Seigneur,
apprends-moi à me recevoir de toi,
à  m’accepter tel que tu me veux,
à être vivant selon ton coeur et ton bon vouloir,
en tout instant, en toutes choses,
si petits soient-ils.

 

Il n y a pas de petit travail,
parce qu’il n’y a pas de petite façon d’être.

 

Zabulon

Joseph le Charpentier

Le 1er mai, fête du travail en de nombreux pays, est aussi la fête des travailleurs, et parmi eux
de Joseph, le charpentier. Voici un texte publié par l’excellent site www.cristianosgays.com (en espagnol).

Vivías del trabajo cotidiano,
fuiste un trabajador, un simple obrero;
¿tu fidelidad?: -“es José el carpintero”-,
un humilde currante, un artesano.

Trabajo en el que fuiste nuestro hermano;
un trabajo de honrado jornalero
que en todo cuanto hace pone esmero,
porque sabe que Dios usa su mano.

Patrono del trabajo y su salmista,
-manos callosas y dedo vendado-
enseña al hombre de hoy, tan derrotista,
a vivir su trabajo ilusionado,
más alegre, cristiano y optimista,
más solidario y más humanizado.

*

Tu as vécu dans le travail quotidien,
tu étais un travailleur, un simple ouvrier ;
Ta fidélité ? – ” C’est Joseph le charpentier ” -,
un travailleur acharné humble, un artisan.

Travail dans lequel tu fus notre frère ;
un travail d’honnête journalier
qui s’applique dans tout ce qu’il fait,
parce qu’il sait que Dieu utilise sa main .

Patron du travail et son psalmiste ,
-mains calleuses et pansement au doigt –
enseigne à l’homme aujourd’hui, si défaitiste ,
à vivre son travail de manière enthousiaste ,
plus heureux, chrétien et optimiste,
plus solidaire et plus humain .

José Luis Martínez SM

epiphany-germany

Au coeur de ton Royaume, nous venons.
Au pied de ton trône, nous venons…

Unis en ta présence,
nous chantons,
nous chantons…

TU ES PUISSANT,
RESPLENDISSANT
TU ES MAJESTUEUX

Roi couronné,
Dieu élevé,
pour…l’éternité !

 

majestueux02

Guidés par ton amour,
nous venons.majestueux05

Guéris par ta grâce,
nous venons.

Unis en ta confiance,
nous chantons, nous chantons…

TU ES PUISSANT,
RESPLENDISSANT
TU ES MAJESTUEUX

majestueux04

Roi couronné,

Dieu élevé,

pour…l’éternité !

Majestueux09

 

Prosternés devant toi…majestueux01

Bénis par ta main…

Unis en ton alliance,

 

nous chantons,

nous chantons…

 

Majestueux…

MAJESTUEUX !

Majestueux !

TU es puissant,
Resplendissant
Tu es…

MAJESTUEUX !!!

 

majestueux

Roi couronné
Dieu élevé
pour l’éternité !

Majestueux10

 

Prosternés devant toi,
Bénis par ta main,
Unis en ton alliance,

nous chantons, nous chantons…,

Majestueux, majestueux, MAJESTUEUX !

 

TU ES PUISSANT,
RESPLENDISSANT
TU ES MAJESTUEUX

Roi couronné,
Dieu élevé,
pour… l’éternité !

“Majestueux” est une création originale du groupe Hopen et interpété par lui.

Vite, réponds-moi Seigneur :
je suis à bout de souffle !
Ne me cache pas ton visage:
Je serais de ceux qui tombent dans la fosse.

Psaume142-a

Fais que j’entende au matin ton amour,
car je compte sur toi.
Montre-moi le chemin que je dois prendre :
vers toi, j’élève mon âme !

 

 

Psaume 142

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Prière à l’inconnu

Voilà que je me surprends à t’adresser la parole,
Mon Dieu, moi qui ne sais encore si tu existes
Et ne comprends pas la langue de tes églises chuchotantes.
Je regarde les autels, la voûte de ta maison,
Comme qui dit simplement : voilà du bois, de la pierre,
Voilà des colonnes romanes.
Il manque le nez à ce saint.
Et au-dedans comme au-dehors, il y a la détresse humaine.

Je baisse les yeux sans pouvoir m’agenouiller pendant la messe,
Comme si je laissais passer l’orage au-dessus de ma tête.
Et je ne puis m’empêcher de penser à autre chose.
Hélas ! j’aurai passé ma vie à penser à autre chose.
Cette autre chose, c’est encore moi.
C’est peut-être mon vrai moi-même.
C’est là que je me réfugie.
C’est peut-être là que tu es.

Je n’aurai jamais vécu que dans ces lointains attirants.
Le moment présent est un cadeau dont je n’ai pas su profiter.
Je n’en connais pas bien l’usage.
Je le tourne dans tous les sens,
Sans savoir faire marcher sa mécanique difficile.


[Stejpan Hauser (violioncelle) – “Prayer” (Prière)

Extrait de “Jewish life” (Une vie juive) de Ernst Bloch]

Mon Dieu, je ne crois pas en toi, je voudrais te parler tout de même.
J’ai bien parlé aux étoiles, bien que je les sache sans vie,
Aux plus humbles des animaux, quand je les savais sans réponse,
Aux arbres qui, sans le vent, seraient muets comme la tombe.
Je me suis parlé à moi-même, quand je ne sais pas bien si j’existe.
Je ne sais si tu entends nos prières, à nous les hommes,
Je ne sais si tu as envie de les écouter.
Si tu as, comme nous, un cœur qui est toujours sur le qui-vive
Et des oreilles ouvertes aux nouvelles les plus différentes
Je ne sais pas si tu aimes à regarder par ici.
nature
Pourtant je voudrais te remettre en mémoire la planète terre
Avec ses fleurs, ses cailloux, ses jardins et ses maisons
Avec tous les autres et nous qui savons bien que nous souffrons.
Je veux t’adresser sans tarder ces humbles paroles humaines
Parce qu’il faut que chacun tente à présent tout l’impossible.
Même si tu n’es qu’un souffle d’il y a des milliers d’années
Une grande vitesse acquise
Une durable mélancolie
Qui ferait tourner encore les sphères dans leur mélodie
Je voudrais, mon Dieu sans visage et peut-être sans espérance
Attirer ton attention parmi tant de ciels vagabonde
Sur les hommes qui n’ont pas de repos sur la planète.

(…)

Ah ! si tu existes, mon Dieu, regarde de notre côté.
Viens te délasser parmi nous.
La terre est belle, avec ses arbres, ses fleuves et ses étangs,
Si belle, que l’on dirait que tu la regrettes un peu
Mon Dieu, ne va pas faire la sourde oreille
Et ne va pas m’en vouloir si nous sommes à tu et à toi
Si je te parle avec tant d’abrupte simplicité.
Je croirais moins qu’en tout autre en un Dieu qui terrorise.
Plus que par la foudre, tu sais t’exprimer par les brins d’herbe
Et par les jeux des enfants et par les yeux des ruisseaux.
Ce qui n’empêche pas les mers et les chaînes de montagnes.
Tu ne peux pas m’en vouloir de dire ce que je pense
De réfléchir comme je peux sur l’homme et sur son existence
Avec la franchise de la terre et des diverses saisons
Et peut-être de toi-même dont j’ignorerais les leçons…

Jules Supervielle (“La fable du monde” – 1938)

Source : perledorphe.wordpress.com