J’atteste

J’atteste qu’il n’y a d’Être humain que Celui dont le coeur tremble d’amour pour tous ses frères en humanité
Celui qui désire ardemment plus pour eux que pour lui-même liberté paix dignité
Celui qui considère que la Vie est encore plus sacrée que ses croyances et ses divinités

J’atteste qu’il n’y a d’Être humain que Celui qui combat sans relâche la Haine en lui et autour de lui
Celui qui dès qu’il ouvre les yeux au matin se pose la question :

Que vais-je faire aujourd’hui pour ne pas perdre ma qualité et ma fierté d’être homme ?

Abdellatif Laâbi, 10 janvier 2015

Photo : compte Instagram de valtersmedenis

Ce n’est qu’au tout dernier moment
Je n’étais plus qu’à quinze centimètres de ses lèvres
Que je réalisai à son recul nos différences culturelles ,
Et il s’en alla à l’autre bout de la pièce …
Mais cela ne me gêna pas !
Je le rejoignis vite !
Tant pis pour la culture pensais-je !
Nous verrons ça demain !!
J’avais raison !
Demain fut un autre jour …. !!
Car il ne recula pas!
Le mur l’en empêcha …..
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Evidemment…Ash a toujours autant de talent !

Source texte : blog tumblr & Facebook de Ash. D’autres textes de Ash sur son blog wordpress: a href=”https://anrihenrri.wordpress.com”>anrihenrri.wordpress.com
Source photo : un graph apparu sur les murs de Paris en 2013

Marche des fiertés au Mexique, 10 juin 2018

C’est quoi une vie d’homme?
C’est le combat de l’ombre et de la lumière.
C’est une lutte entre l’espoir et le désespoir,
entre la lucidité et la ferveur.

Je suis du côté de l’espérance,
mais d’une espérance conquise, lucide,
hors de toute naïveté.

Aimé Césaire

Source photo : Marche des fiertés au Mexique, le 10 juin 2018. Photo de Luis Gonzalez/ Reuters publiée par Courrier International

Du haut de ton improbable suffisance,
tu sembles contempler le monde comme s’il t’appartenait.
Tu offres à la vue du quidam ton incandescente beauté,
prémice de désirs ennivrants.
Ta juvénile insouciance n’a cure des contraintes du corps.
Tout t’est dû, tout t’est donné.
Tu contemples les oiseaux du ciel qui n’engrangent ni ne gaspillent.
Tu n’as pour vêtement qu’une écharpe de lin blanc,
tel un lys des champs vêtu par l’artiste des temps.
Tes yeux balaient l’horizon,
royaume sans frontière dont tu es prince,
Fils de Roi.

At N’go, juin 2018

source photo : “Corps masculin nu”, une oeuvre de Georgi Mladenov – Gio Art

Source texte : page facebook de At N’go