Pedro Meca, compagnon de route des mendiants

Le P. Pedro Meca, dominicain espagnol, co-fondateur de l’association « Les compagnons de la nuit »

 

 

« Même si je ne peux rien faire, je suis là.
Sans ressource, ni pouvoir.
Ma foi me dit que Dieu aime chacun.

S’il aime chacun,
c’est qu’il voit en lui
quelque chose de beau et d’aimable.

Alors j’essaie de voir ce qu’il y a de beau
en celui qui est en face de moi,
démoli par l’alcool, la drogue, les échecs.

Ça peut prendre longtemps. »

Simple hommage au Père Pedro Meca, décédé cette nuit.
Il était le compagnon de route des mendiants et sans domicile fixe.
Ses amis ne liront probablement pas cette page.
A vrai dire ses amis, pour beaucoup, s’en sont allés avant lui.

Je le disais : simple hommage, à un homme de Dieu.

 

Source citation et photo : La Croix

Feeling the strain of looming exams

Réflexions du Rev. David Eck Asheville de Caroline du Nord, extrait du blog I’m christian, I’m gay, Let’s talk, 19 Novembre 2009.

« J’ai écris ce poème qui s’inspire de Jn 13, 34-35. J’espère qu’il vous mettra en crise autant qu’il m’a mis en crise, moi !

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Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé.

Cela semble si simple, si linéaire.

Mais … Aimer le libéral au « cœur rempli de compassion » ?

Aimer le conservateur de « valeurs familiales » ?

Aimer le musulman ? Le juif ? Le bouddhiste ? L’hindouiste ?

Aimer l’immigré en situation irrégulière ? Aimer celui qui est plein de privilèges ?

Aimer le gay ? La lesbienne ? Le transgenre ?

Aimer les manifestants pour la paix ? Aimer les faiseurs de guerre ?

Aimer l’irakien ? Le palestinien ? Le nord coréen ?

Aimer le républicain et le démocrate ?

Aimer le SDF ? Le mendiant ?

Le malade du SIDA ? Le détenu condamné à mort ?

Nous tendons à aimer avec les doigts croisés à la recherche d’une échappatoire,

Cherchant la manière de limiter ceux que nous choisissons d’aimer.

Comme le scribe qui, une fois, demandait à Jésus : « Qui est mon prochain ? »

Nous aimons en mode sélectif, en posant des conditions.

Nous aimons ceux qui nous ressemblent, pensent comme nous, croient comme nous.

Qui serait haï par Jésus ? Personne !

L’unique chose qui mettait Jésus en colère était l’hypocrisie spirituelle,

Ceux qui proclamaient aimer Dieu mais ne réussissaient pas à se décider à aimer leurs proches,

Ceux qui croyaient être les élus de Dieu tandis qu’ils traitaient les autres comme s’ils étaient le mal personnifié.

Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé.

Peut-être n’est-ce pas aussi simple, après tout.

Mais c’est le signe par lequel les autres reconnaîtront que nous sommes disciples de Jésus. »

Cité par loquito sur anotherdaylight – 2 mai 2012

pélrinage rituel en Inde

. . . Regarder au-delà du savoir
pour embrasser l’unité.
Tout en vous apaisant, respirez la
parole vivante qui restaure la création.
Partagez le feu spirituel et laissez la
lumière mystique de Dieu vous remplir
en abondance.

En fin de compte il n’y a qu’une seule vérité,
une seule réalité, pure et sacrée :
Que le pouvoir de l’amour imprègnera
et surpassera toutes choses.
Nous nous reposerons dans un accomplissement parfait
qui sera émerveillement.

Nous ne sommes pas seuls, nous sommes dans
le déroulement même de la vie mystique.
Nous ne pouvons être heureux que pour autant que
la gentillesse et la vie qui circulent à l’intérieur,
illuminent l’extérieur.

Les mots sont des ombres ; les actes naissent
de la vraie compassion et de l’amour.
Une vérité reçue dans le calme que nous partageons
dans les moments au-delà du temps,
touches fugaces d’une ultime
étreinte totale.

Au cœur de tout cela, se trouve le plus
sacré et le plus simple de tous les mystères :
Nous sommes aimés, purement
et simplement.

 

 

Extrait d’un poème sanscrit âgé de 5 000 ans,  traduit en anglais par Michael Meehan, SJ et publié dans
Mysticism and the New Age: Christic Consciousness in the New Creation by George A. Maloney, SJ (Alba House, 1991),  et cité par Michael J. Bayly sur son blog thewildreed.

Source photo : pèlerinage rituel en Inde via case-des-hommes

salle de garde Mignot

Salle de garde Mignot à Versailles

L’humour des carabins a toujours été spécial.
Sorte de démesure et de cynisme désabusé sur le corps humain,
empreints de sexualité débridée, de codes et de rites,
parfois jugés barbares jusque dans leurs bizutages.

Est-ce que la vue des corps humains dénudés,
dans leur beauté, dans leur laideur,
y est pour quelque chose ?

Ou bien le désappointement,
né d’un sentiment de toute puissance face au mystère de la guérison et de la vie
et qui fait tout relativiser, tout critiquer, tout déraisonner ?

Peut-être simplement le besoin d’évacuer la pression face à la souffrance côtoyée chaque jour,
le sentiment d’impuissance face aux maladies inexorables et la proximité certaine de la mort,
le besoin de dérision et de rire des corps, de la génitalité , de la sexualité,
quand tout ça…pour ça.

Pour finir comme ça.

 

Un ami médecin m’a confié un jour
qu’en caricaturant un peu, juste un peu,
on pouvait trouver deux grands familles de médecins :
les bienfaiteurs de l’humanité et… les fous, disait-il.

Les bienfaiteurs, toujours charitables, toujours aidants, toujours bienveillants,
parfois au risque de vous étouffer de prévenance, de bienveillance, de gentillesse,
de préconisations,  – de prescriptions ! –
tellement ils voudraient soulager votre souffrance, vous guérir, vous rendre heureux !

Les fous, ceux en qui ce rapport intime avec la vie et la mort,
alimente un sentiment de toute puissance.
Ils savent tout sur tout, ils savent mieux que tout le monde,
ils savent et vous regardent parfois cette hauteur,  qui frôle le mépris,
parce que vous ne savez pas, vous,
vous n’avez pas de pouvoir sur la vie, sur les gens,vous, quoi, alors !
Il paraît qu’on en trouve quelques-uns en politique,
la plupart se contenteront des insignes de l’argent.
Puissance, quand tu nous tiens !

 

Cet ami me disait que ces deux profils étaient reconnaissables dès la fac de médecine.

 

Quoiqu’il en soit,
la confrontation avec des corps souffrants, mutilés, déformés,
ça a de quoi troubler son bonhomme (ou sa bonne femme) d’une vingtaine d’années,
tout juste sorti de l’adolescence,
qui jusque là ne connaissait des corps que ce qui sert à conter fleurette,
et à qui on n’avait jamais dit qu’en médecine, des corps humains
c’est aussi du « matériel » (sic) sur lequel s’entraîner.
Et qu’éventuellement, pendant les études, si pas assez de décès et pas assez de matériel,
eh bien…rentrez chez vous, on ne pourra pas travailler aujourd’hui !

 

Besoin d’évacuer, besoin de rire,
besoin tout à la fois d’éprouver et de se moquer du plaisir des corps
et de la génitalité.
Dans ce contexte, ça peut paraître tellement dérisoire, tout ça.

Humour fameux et obscène des carabins…

 

Ben oui.
Alors sur les murs de certaines salles de garde,
on trouve des représentations de scènes dénudées et à connotation sexuelles.
On peut s’émouvoir, se choquer.

En France , une ministre s’émeut.
Viendra-t-elle, elle-même, soigner nos corps souffrants ?
 
Z.
 
>>>>>>  Pour en savoir plus,lisez l’article publié sur slate.fr : la Tradition des scènes obscènes des salles de garde des hôpitaux parisiens  <<<<<<<